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Giorgia Meloni, à la tête du gouvernement italien
La France se fissure de partout.. Après les hôpitaux et leurs services d'urgence fermés, ce sont les enseignants non formés, la SNCF totalement à rénover, les bureaux de poste supprimés, sans parler de la misère qui s'étend inexorablement, les plus pauvres, d'un de leurs repas quotidiens, privés..
Et après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches. Jusqu'ici, ce secteur de la prime enfance, était l'orgueil de la France. Aujourd'hui, les enquêtes officielles révèlent la maltraitance de bambins dans nombre d'établissements labellisés. Faute de personnel formés, pour question de rentabilité.
Au total, le pouvoir, dans son bunker élyséen, est ébranlé par une population enragée, et qui vient de le montrer tout au long de ces mois derniers.
Mais, qu'on ne s'y trompe pas : le clan des financiers et le monde des affaires ne sont pas prêts à lâcher le libre marché, l'Europe sans frontières, les dividendes qui tombent à point nommé, leurs jets privés et leur tour de contrôle à l'Elysée.
Mais comment faire face à un peuple en colère ?
Poursuivre contre vents et marées, un pouvoir solitaire ? Mais pour combien de temps et sur qui s'appuyer ? Une tempête prochaine va-t-elle tout balayer et mettre en échec la politique de l'Elysée, bénéfique aux grandes sociétés ?
Remettre au goût du jour un danger inventé pour rallier sur son nom le peuple épouvanté ? Mais la farce a déjà trop duré : la ficelle est trop grosse, il faut d'une autre manière arranger la chose.
L'idée vient d'Italie où la crise politique et sociale, comme en France, dynamite le pays. A Rome, une coalition dirigeait les affaires, bien en cour à Bruxelles, mais sans appui réel dans la population. Un Etat fragilisé qui inquiétait les maîtres européens, qui aiment l'ordre et la stabilité pour leurs capitaux.
C'est alors qu'une idée a pris corps dans les milieux bancaires : au lieu de prôner le centre, à l'encontre des extrêmes, jouons la droite la plus dure, pour d'une coalition en être le pivot. C'est ainsi que les néofascistes, une secte adorant le Duce, sont devenus, du jour au lendemain, la force d'ordre européenne, sur laquelle repose le pouvoir de l'argent et des avoirs financiers.
Et pour que l'opération soit rentable - et stable - les stratèges du Capital ont placé dans le nouveau gouvernement les mêmes hommes de la Banque aux postes stratégiques qu'ils occupaient dans le gouvernement précédant...
Ce jeu de bonneteau venu d'Italie pourrait-il faire école de ce coté des Alpes ? Où depuis des années, Marine Le Pen, était montrée du doigt par tous les partis et l'ensemble des médias, comme l'extrême droite, et même un peu nazie, le danger qu'elle faisait, à 20%, courir à la démocratie, et qu'il fallait contre elle faire un bloc uni.
Changement de méthode aujourd'hui : le sondages placent Marine à 55% et vainqueur du tournoi avec Emmanuel Macron. Plus un mot à la télé, à la radio sur le risque qu'elle fait courir à nos libertés. Les micros lui sont largement ouverts pour que sa voix porte, et nul ne s'en effraie de la sorte.
Marine Le Pen pourrait-t-elle devenir, du jour au lendemain, une nouvelle Giorgia Meloni, et porte-drapeau d'une coalition libérale, comme en Italie ?
Nous n'en sommes pas là, certes, et le capital a, dans son chapeau, maints lapins blancs qu'il peux nous servir sur un plateau.
JEAN LEVY
Article publié le
14 avril 2023
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