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A Vendôme, contre Macron, le 25 juillet 2023

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Selon le sondage BFMTV

du 24 avril 2023

 Pour 7 Français sur 10,
la réélection d’Emmanuel Macron
a été une mauvaise chose pour le pays 

 

1 an après sa réélection et 6 après son élection de 2017,

Emmanuel Macron

est perçu par les Français comme une personnalité

autoritaire (77%),    + 8% depuis le 22 mars 2023,

arrogante    (73%),  + 4%,

méprisante (68%), 

pas sympathique (69%), +2

et inquiétante (61%), =

Une majorité de Français ne partage pas les idées d’Emmanuel Macron et n’apprécie pas sa personnalité

27% (-11 depuis le 8 mars 2022) des Français déclarent adhérer aux idées d’Emmanuel Macron, contre 72% (+11) qui n’y adhèrent pas.

Et 30% (-12) d’entre eux disent apprécier sa personnalité, contre 69% (+12) qui ne l’apprécient pas

Dans le détail :

  • 12% (-13) adhérent à ses idées et apprécient sa personnalité
  • 15% (+2) adhérent à ses idées mais n’apprécient pas sa personnalité
  • 17% (=) n’adhèrent pas à ses idées mais apprécient sa personnalité
  • 55% (+11) n’adhérent pas à ses idées et n’apprécient pas sa personnalité

 

Certes, ce n'est qu'un sondage, une photographie de l'opinion prise un jour donné. Et les manifestations mesurent le degré d'hostilité que les Français réservent à Macron et à ses ministres, dès que ceux-ci montrent leur bout de leur nez.

Cette expression d'une colère, ancrée profondément au sein de la société française, prend pour cible Emmanuel Macron. Celui-ci paie cash sa volonté d'incarner personnellement la politique qu'il entend imposer à la population.

C'est le côté bravache du président. Certains y voient comme une sorte de courage à mettre à son actif. Ne serait-ce pas son caractère autoritaire, sa volonté de commander, d'être le chef qui décide seul, le sentiment qui motive essentiellement son attitude ? 

Mais à trop philosopher sur le personnage, on en oublie l'essentiel.

Emmanuel Macron n'est pas entré à l'Elysée par effraction en 2017. Toute une classe de privilégiés - celle des milliardaires - a déniché l'oiseau rare, un associé-gérant d'une banque d'affaire, jeune et inconnu du public, catapulté du jour au lendemain, candidat des financiers, pour poursuivre leur politique. 

Déjà depuis 2012, secrétaire-général-adjoint de l'Elysée, chargé de l'économie par François Hollande, devenu président. Puis deux ans plus tard il devient son ministre en titre. C'est là qu'il brade aux Américains, Alstom et ses turbines, et qu'il rachètera - bien plus chères - devenu lui-même Président.

Et quand il discourt aujourd'hui sur la réindustrialisation de la France, pendant cinq longues années de son premier quinquennat, Macron a poursuivi la désertification de notre pays, laissant fuir son savoir faire, comme Sarkozy et Hollande avant lui. Si bien qu'en France, on est devenu tributaire des importations étrangères dans les domaines cruciaux de la santé comme dans l'industrie.

Cette stratégie des grandes sociétés, source pour elles, de dividendes et de profits, a mis à nu notre pays. 

Mais, direz-vous, les sondages l'attestent : Macron est en fin de vie politique...

Peut-être que sous la poussée de la marée populaire, son bateau prend l'eau. Mais, prenez garde, pour maintenir le cap, les milliardaires ont toujours un capitaine en réserve, un Macron-bis pour tenter de sauver le capital.

C'est donc aux donneurs d'ordre qu'il faut s'en prendre. C'est la société qu'ils dirigent qu'il faut changer pour que la classe qui travaille dirige la cité.

JEAN LÉVY

 

Article publié

vendredi 28 avril 2023

par

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