
Depuis cinq ans, les tourmentes populaires se succèdent en France, à un rythme accéléré.
Chacune d'elles surprend le monde politique par sa soudaineté, sa puissance et sa radicalité.
Ces mouvements populaires, qui affectent notre société, sont comme les vagues successives d'une mer démontée, alors que le pouvoir en place, Macron en premier, est de plus en plus rejeté par la masse des Français.
Les sondages - tous d'initiative du système - attestent de l'isolement du président de la République dans l'opinion publique, qui, massivement, ne fait plus confiance à sa personne, et doute de sa politique.
Ces éléments conjugués devraient, en bonne logique, conduire à une crise majeure, en France, mettant en cause au-delà du quinquennat de Macron un an à peine après sa réélection, la Cinquième République elle-même.
Or, sur ce plan, rien ne se passe.
Au Parlement, l'opposition à Macron, celle qui se situe à gauche, crie fort, fait de l'obstruction, provoque quand elle le peut, des mentions de censure.
En vain !
Bien qu'en majorité relative, le gouvernement peut encore compter sur des supplétifs LR - Les Républicains - qui jouent les brancardiers, avec l'idée, pour certains, d'être récompenses lors d'un prochain remaniement.
Et l'Elysée et son clan poursuivent, cahin-caha, leur petit bonhomme de chemin malgré la houle sociale qui, finalement, éclabousse sans trop le mouiller, le pouvoir en place.
Pourquoi cette situation, qui paraît sans issue à court terme ?
C'est que social et politique agissent parallèlement, sans converger.
Les Insoumis réduisent leur action à une opposition parlementaire, et laissent supposer au monde du travail, que l'avenir de jouera aux prochaines élections grâce au vote populaire...
Ne parlons pas des députés du Rassemblement National, qui attendent du prochain scrutin présidentiel, la victoire, pour eux assurée, de Marine Le Pen et l'entente avec la droite comme Georgia Meloni et ses néo-fascistes en Italie, le nouveau gouvernement s'alignant sur l'instant sur les "valeurs européennes" et le libre marché, avec ses prédécesseurs.
Alors que faire ?
Nous en discuterons dans un prochain article, comme base de discussion.
JEAN LEVY
/image%2F1445552%2F20150209%2Fob_1e45f9_logo-communard.jpg)