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Parmi les grands projets financés par la Chine en Afrique, la ligne ferroviaire entre Nairobi et le port de Mombasa au Kenya a coûté 4 milliards de dollars

Parmi les grands projets financés par la Chine en Afrique, la ligne ferroviaire entre Nairobi et le port de Mombasa au Kenya a coûté 4 milliards de dollars (Ben Curtis/AP/SIPA)

En seulement quatre ans, cette ligne interurbaine internationale moderne, qui a adopté les normes chinoises, la technologie chinoise et la gestion chinoise, a transporté plus de 5 millions de passagers, avec un taux de fréquentation quotidien moyen de 92 %.

Ligne populaire chez les habitants locaux, le chemin de fer Nairobi-Mombasa a changé leur mode de vie.

Cette nouvelle ligne de chemin de fer vient s’ajouter à la ligne Addis-Abeba-Djibouti inaugurée le 5 octobre 2016. Longue de 756 km, elle permet de relier le port de Djibouti à la capitale éthiopienne pour couvrir l’ensemble de la Corne de l’Afrique.

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JeuneAfrique

La Chine a aidé l’Afrique à construire plus de 6 000 kilomètres de voies ferrées, 6 000 kilomètres de routes, près de 20 ports et plus de 80 centrales électriques à grande échelle. Les infrastructures de la Chine en Afrique couvrent principalement les ponts, les routes, les ports, les aéroports, l’électricité et les installations de communication.

 

Le 21e siècle est salué par les pays africains comme le « Siècle de la renaissance africaine ».

C’est aussi un nouveau siècle de développement mutuel et d’amitié entre l’Afrique et la Chine. Afin de répondre aux défis posés par la mondialisation, le Forum on China-Africa Cooperation (FOCAC) a été officiellement créé en 2000 à l’initiative conjointe de la Chine et des pays africains.

L’objectif consiste à construire, l’Afrique et la Chine ensemble, une communauté de destin commun à long terme.

Lors de la 1ère réunion ministérielle en 2000 du FOCAC, la Chine a annoncé des mesures pour réduire ou exonérer les dettes de 10 milliards de yuans dans les pays africains très endettés et moins avancés, et a aussi créé le Fonds africain de développement des ressources humaines.

 

Aux sommets suivants, tous les trois ans, les liens économiques entre le continent africain et Pékin se sont étendus et approfondis.
 

En 2015, le Sommet de Johannesburg et la 6ème réunion ministérielle ont annoncé les « Dix Plans de Coopération » entre la Chine et l’Afrique dans les domaines de l’industrialisation, de la modernisation agricole, des infrastructures, des finances et du développement vert.

En 2018, le Sommet de Beijing et la 7ème réunion ministérielle ont proposé les « Huit Actions Majeures » pour se concentrer sur la promotion industrielle, la connectivité des installations d’infrastructure, la facilitation du commerce, le développement écologique, la santé et l’hygiène, les échanges culturels, etc...

En termes de construction d’infrastructures, la Chine a aidé à la construction d’environ 270 projets dans 51 pays d’Afrique, représentant environ 25 % du montant total de l’aide chinoise à l’Afrique.

Les dernières données de janvier 2021 montrent que la Chine a aidé l’Afrique à construire plus de 6 000 kilomètres de voies ferrées, 6 000 kilomètres de routes, près de 20 ports et plus de 80 centrales électriques à grande échelle. Les infrastructures de la Chine en Afrique couvrent principalement les ponts, les routes, les ports, les aéroports, l’électricité et les installations de communication. Une fois ces projets achevés et mis en service, ils ont joué un rôle très important dans le développement économique local.

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En 2000, le volume des échanges commerciaux sino-africains a dépassé pour la première fois les 10 milliards de dollars. 

En 2019, le volume des échanges commerciaux a dépassé les 200 milliards de dollars, soit 20 fois celui de 2000.

En 2019, les investissements directs de la Chine en Afrique se sont élevés à 49,1 milliards de dollars, soit 100 fois celui de 2000. 

Depuis le début du 21e siècle, en tant que « Continent de l’Espoir », les pays africains ont connu une croissance rapide en devenant l’une des régions les plus dynamiques du monde, avec un taux de croissance annuel moyen de 5 % de 2000 à 2012. L’Afrique subsaharienne a même atteint 5,6 %.

Parmi les 10 pays à la croissance la plus rapide au monde, il y a 6 pays africains. L’essor de l’Afrique est devenu aujourd’hui un sujet très important pour le monde entier.

Dans son discours prononcé lors de la cérémonie d’ouverture du Sommet de Beijing du FOCAC en 2018, Xi Jinping a encore une fois évoqué la « Communauté de destin Chine-Afrique avec un avenir partagé ».

Il a insisté sur les « Cinq Non » dans les relations diplomatiques avec l’Afrique, c’est-à-dire : ne pas s’ingérer dans la voie de développement des pays africains, ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures des pays africains, ne pas imposer sa volonté aux pays africains, ne pas attacher de condition politique à l’aide à l’Afrique, et ne pas chercher de gains politiques privés dans l’investissement et le financement en Afrique. 

COMMENTAIRE DE JEAN LEVY

Ces informations portant sur les liens économiques entre la Chine et les Etats du continent africain montrent  que les accords qui en résultent  ne relèvent pas de la domination coloniale. Les investissements massifs chinois en Afrique permettent à celle-ci d'entrer d'entrer pour la première fois dans une ère de développement continu et multiforme.

De ses accords, la Chine elle-même en tire avantages pour son économie : pour chaque contractant, c'est gagnant-gagnant.

Du culturel avec des écoles, des universités et centres de loisirs qui se multiplient, du social avec le rail qui permet des liens rapides entre les populations, le développement d'échanges commerciaux et l'implantation de l'industrie, des ports rénovés utiles aux Etats pour leur commerce.

Objectifs non prévus par un siècle de colonisation française et européenne. Celle-ci n'avait pour objectif que s'approprier les richesses du sol et du sous-sol des terres africaine, et le système scolaire colonial, se procurer une main d'oeuvre exploitable, bon marché avec le minimum d'instruction.

On comprend, dans ces conditions, la hargne de ces pays, ex-colonisateurs, vis-à-vis de la Chine : les richesses africaines échappent enfin à leur butin.

JEAN LEVY

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