
Le Point
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche matin à Niamey en soutien au régime militaire, qui a annoncé la veille envisager une transition de trois ans maximum, tandis que la menace d'une intervention militaire ouest-africaine plane toujours sur le Niger.
Comme lors de chaque manifestation favorable au nouveau régime, de nombreux slogans hostiles à la France et à la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) étaient scandés ou affichés sur des pancartes, ont constaté des journalistes de l'Agence France-Presse.
« Non aux sanctions », « halte à l'intervention militaire », pouvait-on notamment lire, sur la place de la Concertation à Niamey. Cette manifestation intervient au lendemain d'un discours télévisé du nouvel homme fort du Niger, le général Abdourahamane Tchiani, qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum lors d'un coup d'État le 26 juillet. Dans cette allocution, il a esquissé un premier calendrier de transition. "Trois ans au maximum" a-t-il annoncé.
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