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Côte d'Ivoire: la France entre une deuxième fois en guerre - L'Express

Alassane Ouattara a dû à quelques chars et hélicoptères de la France de remporter son bras de fer contre le président sortant, Laurent Gbagbo, en mai 2011

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Les Echos

Le président de la Côte d'Ivoire appelle à une intervention militaire dans les plus brefs délais contre la junte au Niger. Celui qui a dû à un coup de pouce de l'armée française de faire valider son élection à la présidentielle de 2010, sait toutefois, effectivement, se montrer patient quand il s'agit d'attendre son heure.

Par Yves Bourdillon

 

Il rassure les investisseurs, moins les militants des droits de l'homme en Côte d'Ivoire et, depuis jeudi, pas du tout les pacifistes. En déclarant que les Etats d'Afrique de l'Ouest devaient intervenir militairement contre les putschistes au Niger « dans les plus brefs délais », le chef de l'Etat ivoirien apparaît comme le plus va-t-en-guerre des dirigeants africains attachés à rétablir l'ordre constitutionnel à Niamey.

 

Il est vrai qu'Alassane Dramane Ouattara, dit ADO a profité lui-même d'une intervention militaire extérieure pour se faire élire président. 

 

Il a dû à quelques chars et hélicoptères de la France de remporter son bras de fer contre le président sortant, Laurent Gbagbo, en mai 2011.

 

Economiste brillant, formé aux Etats-Unis, premier Africain à accéder au poste de directeur général adjoint du FMI, en 1994 : croissance spectaculaire, chantiers d'infrastructures, même si ceux des Ivoiriens laissés au bord du chemin maugréent « on ne mange pas goudron ».

Un bilan terni toutefois par la corruption, le manque d'objectivité de la commission de réconciliation avec les partisans de Gbagbo, dont il a signé la grâce de mauvaise grâce, et surtout « l'affaire du troisième mandat ». Après avoir prétendu qu'il respecterait la Constitution, il a changé d'avis après le décès d'une crise cardiaque du successeur qu'il avait désigné, providentiel cas de force majeure. Il avait remporté, avec 95 % des voix, le scrutin de 2020 boycotté par l'opposition.

 

COMMENTAIRE DE JEAN LEVY

Ainsi, si on en croit "Les Echos", Alassane Ouattara relance la menace d'une intervention militaire imminente au Niger. On croyait l'affaire enterrée, les Etats de la CEDEAO étant divisés, le Nigéria moins sabre au clair, ses institutions ne le suivant pas et face à la sécurité dans son  propre pays, pour le moins, non assurée.

Mais si, dans ces conditions, "l'homme fort" de Côte d'Ivoire crie si fort à nouveau sa volonté de guerre, ne serait-il pas encouragé par l'hôte dr l'Elysée ? Car Macron n'a que faire  des engagements internationaux que la France a signés. C'est bien le cas des accréditations  des Ambassadeur, comme on l'a vu au Niger.*

Soyons donc vigilants.

Et considérons comme "Les Echos", que "le chef de l'Etat ivoirien apparaît comme le plus va-t-en-guerre des dirigeants africains.".

*  VOIR NOTRE ARTICLE :

L'affaire de l'ambassadeur de France au Niger :

quand Macron foule au pied la législation internationale, 

publié le 7 septembre sur notre blog​​​​​​​

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