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Poutine à Cuba,
Il a rencontré aussi Fidel Castro.
Un exercice diplomatique ambitieux et difficile pour l'homme fort du Kremlin sur un continent traditionnellement
chasse-gardée de Washington qui menace Moscou de nouvelles sanctions pour son soutien aux séparatistes
ukrainiens.
Avant son départ, Vladimir Poutine a souligné dans un entretien avec l'agence cubaine d'information Prensa Latina
la volonté de la Russie de "créer des alliances pleines" avec l'Amérique latine et dénoncé "l'hypocrisie" de la
politique de surveillance électronique des Etats-Unis, sujet sensible en Amérique latine.
Le président russe a choisi d'entamer sa tournée latino-américaine par Cuba, pour marquer la normalisation de
la relation de Moscou avec un pays que les Etats-Unis s'efforce d'isoler depuis plus d'un demi-siècle, mais qui
jouit désormais d'un fort soutien diplomatique du continent latino-américain.
Cette normalisation est passée par l'annulation de 90% de la dette cubaine envers Moscou, un fardeau de 31
milliards de dollars que Cuba avait contracté à l'époque de l'URSS.
Et le solde de la dette (environ 3,5 milliards de dollars) doit être remboursé sur 10 ans et placé sur des comptes
spéciaux afin d'être réinvesti par la Russie à Cuba.
Le président russe a été reçu à son arrivée à La Havane par le numéro deux du régime communiste cubain,
Miguel Diaz-Canel. Il devait rencontrer ensuite le président Raul Castro et divers responsables du gouvernement
cubain afin de conclure quelques accords économiques.
Parmi ceux-ci, selon les médias russes et cubains, devrait figurer notamment un accord entre les groupes
pétroliers russes Rosneft et Zarubezhneft et le monopole pétrolier cubain Cupet pour développer la recherche
et l'exploitation pétrolière dans le golfe du Mexique.
La coopération avec Cuba revêt un caractère "stratégique" et est orientée "vers le long terme", a souligné
Vladimir Poutine à Prensa Latina.
Le président russe a également eu une "longue et très intéressante conversation" avec le père de la Révolution
cubaine Fidel Castro, qui aura 88 ans le 13 août. L'entretien, d'"environ une heure", selon Vladimir Poutine,
a porté sur "des questions internationales et des problèmes bilatéraux".
Depuis qu'il a cédé le pouvoir à son frère Raul en 2006 pour des raisons de santé, Fidel Castro se consacre
à l'écriture et ne reçoit plus que de rares dignitaires étrangers.
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