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Pour faire accepter la casse organisée et programmée des services publics, le pouvoir sarkozien tente d'imposer à l'opinion le thème du "bon sens" : il faut "réformer", répète-t-il, pour gérer d'une manière plus efficace tous les secteurs dont l'activité vise à apporter un mieux-être aux Français. Et d'insister sur le "gaspillage des deniers publics" dans l'organisation actuelle des grandes administrations, gaspillage dont seraient victimes en premier lieu nos compatriotes.
Cette argumentation est appliquée à l'hôpital, à l'école, à la sécurité sociale. Pour le gouvernement, les difficultés rencontrées par le public ne résultent pas d'un manque de crédits, mais de leur utilisation anarchique et dispendieuse
.
En fait, l'objectif recherché, c'est la rentabilité des services rendus.
Le président de la République est le premier à defendre cette notion,  utilisant des exemples démagogiques, par exemple, en matière de santé  :

 "Est-il juste de maintenir une maternité, qui n'effectuerait que peu d'accouchements mensuels ? Faut-il déployer des scanners, des doplers, des IRM, dans des unités de soins qui ne les utilisent que rarement ? Est-il nécessaire de renforcer la médecine d'urgence, alors que nombre de patients qui s'y présentent ne répondent pas aux critères de ce service ?
Rassemblons nos moyens les plus onéreux dans des lieux prévilégiés, pour fournir une médecine de haut niveau, ainsi rentabilisée
"
.

Tant pis, si des "accidents" se produisent, faute d'établissements de proximité, pourvus de moyens adaptés. Tant pis, si des malades ne peuvent être secourus, faute de lits dans les services d'urgence. "Pas d'omelettes sans casser des oeufs !"
La même argumentation est répandue, via les ondes et la télé, en matière d'enseignement.
"Trop d'écoles de villages ou de bourgs réunissent un nombre réduit d'élèves. Regroupons ces établissements pour qu'ils soient plus efficaces", en fait plus "rentables" budgétairement parlant.
Peu importe, si de jeunes enfants doivent emprunter quotidiennement des transports scolaires, parfois dangereux du fait de la météo, et contraignant ces écoliers  à des journées d'amplitude exagérée.
L'important est de faire des économies de personnels !
D'abord et avant tout, la rentabilité financière !
Mais que signifie cette "rentabilité" ?
"Ne pas dépenser des sommes sans qu'elles soient justifiées par une utilisation rationnelle constatée", nous dit-on. Un scanner, un dopler, un IRM  coûtent très cher.  Pour nos gouvernants, ils doivent servir assez pour devenir "rentables", dans l'optique "prix-profit".
Tant pis, sur la base de cette équation, si les soins de malades en souffrent.
Non seulement, ce calcul, qui répond aux critères d'une économie de marché,  est criminel.
Mais, si l'on prend en compte la Santé publique, l'Education nationale, la Recherche, au niveau des besoins de notre peuple, dans la perspective de l'avenir de la nation, le "raisonnement" gouvernemental est contraire à l'intérêt de la France.
Et puis, si l'on appliquait le principe de la "rentabilité" dans le cadre de l'armement, faudrait-il nous prouver que les "Rafales", les "chars Leclerc", les sous-marins nucléaires sont "rentables", autrement dit que leur utiisation est "rentabilisée" dans la vie de tous les jours...Heureusement que non !
Que notre budget de la Défense "rentabilise" Dassault, Lagardère et cie, comme marchands d'armes, rien n'est plus sûr.
Mais que nos missiles visent et tuent des Afghans est-ce bien une utilisation rationnelle de nos capacités de défense ?

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Tag(s) : #Social
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