On sait que le mot “travailleur” a mauvaise presse, surtout dans un contexte politique ou social ; il est même devenu un “gros mot” au Parti socialiste si l’on en croit Pierre Mauroy. Il n’est pas jusqu’à la CGT (1) qui ne l’ait banni de son vocabulaire : un ouvrage intitulé Le Syndicalisme à mots découverts (2) nous apprend que travailleur apparaît des centaines de fois dans les résolutions de ses congrès des années 1970 pour quasiment disparaître à l’aube des années 1990. Le plus souvent remplacé par salarié (3).
Cette substitution “fait sens” (n’ayons pas peur d’utiliser nous aussi la langue de bois)
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El Diablo
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