ANGERS (49) :
72 salariés d'ANOVO
apprennent leur licenciement
par affichage
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Les salariés n'ont pas débrayé, hier matin, comme ils l'avaient déjà fait à plusieurs reprises. Mais ils sont en colère.
Archives Ouest-France
À Angers, 72 des 107 salariés d'Anovo devraient être licenciés suite au rachat du groupe. Les catégories professionnelles préservées ont été affichées, sans plus de formalité. Colère.
Hier matin, l'ambiance était tendue, dans l'usine spécialisée dans la réparation de produits électroniques, sur la zone de l'Argelette, à Beaucouzé, aux portes d'Angers. L'usine emploie une partie d'anciens salariés de Thomson. Qui ont déjà donné en matière de réduction d'effectifs et de conflits. « Cela n'aurait jamais dû être affiché, martèle Philippe Redon, responsable CGT du groupe Anovo. Une consultation du comité central d'entreprise puis du comité d'entreprise me semble un minimum ! »
Des salariés au ministère
L'information, qui a filtré jeudi soir, a aussitôt été transmise à la quarantaine de salariés angevins qui se trouvaient à bord d'un car, à Paris. Une délégation, menée par la fédération CGT de la métallurgie, avait été reçue au ministère de l'Industrie. « Nous sommes en colère et dégoûtés. Nous étions partis pour appuyer le repreneur, tenter de préserver davantage d'emplois, et voilà ! »
L'affaire est d'autant plus douloureuse que le site a été placé en « danger imminent » par rapport aux risques psychosociaux. « Des gens ne vont pas bien. Imaginez ce qu'ils peuvent ressentir actuellement... »
Selon la CGT, il restera trop de gens sur le carreau, notamment au niveau des ouvriers polyvalents. « Nous allons continuer à nous battre, pour que davantage de salariés soient repris. Avec un vrai projet industriel ! »
LE BLOG DE JACQUES TOURTAUX
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