Côte d'Ivoire
Dans l'Est, les ouattaristes ont lancé une attaque contre le village de Laodiba, à environ cinq kilomètres de la ville de Bondoukou, près de la frontière avec le Ghana. Les forces ouattaristes ont pris le contrôle de la ville de Bondoukou, après des combats avec les militaires fidèles au chef d'Etat sortant Laurent Gbagbo, rapportent des habitants.
Dans l'ouest du pays, les partisans de M. Ouattara ont également avancé en direction du sud vers Daloa, au cœur de la région productrice de cacao.
Jusqu'ici, les combats entre les hommes d'Alassane Ouattara et les fidèles du président sortant Laurent Gbagbo étaient limités à l'extrême ouest du pays et à Abidjan, la capitale économique.
Les forces soutenant le président ivoirien reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, ont lancé, lundi 28 mars, une grande offensive militaire, de l'ouest à l'est du pays, quatre mois jour pour jour après le début d'une meurtrière crise post-électorale.
"OFFENSIVE GÉNÉRALISÉE"
Selon l'état-major de l'armée fidèle à Laurent Gbagbo, les forces d'Alassane Ouattara ont lancé "une offensive généralisée sur toute la ligne de front" qui coupe le pays depuis 2002, le Nord étant contrôlé par des combattants ouattaristes, et le Sud par l'armée loyale à M. Gbagbo. "Cela pose le problème du cessez-le-feu en vigueur" depuis les affrontements de 2002-2003, a déclaré une source au sein de l'état-major.
A l'état-major des Forces républicaines, nouvelle dénomination des forces ouattaristes, rassemblant essentiellement les ex-rebelles des Forces nouvelles, cette offensive sur plusieurs fronts a été confirmée. "A Duékoué, il y a une poche de résistance [des Forces de sécurité, pro-Gbagbo] dans une scierie située à la sortie ouest de la ville", selon cette source. "A Daloa, nous avons attaqué le camp du 2e bataillon et, ce [lundi] matin, nous avons pris la localité de Bediola (35 kilomètres au nord de Daloa). Nos hommes progressent maintenant vers Daloa", une des principales villes du pays, a-t-elle dit.
UNE ISSUE PACIFIQUE DE PLUS EN PLUS IMPROBABLE
Depuis la fin février, les forces ouattaristes progressent dans l'Ouest et ont repris cinq villes aux forces fidèles au président sortant, Laurent Gbagbo.
Une issue pacifique paraît plus lointaine que jamais, M. Ouattara ayant récusé le haut représentant nommé par l'Union africaine, l'ex-ministre des affaires étrangères cap-verdien José Brito, censé engager des négociations entre les deux camps, pour ses "relations personnelles" avec M. Gbagbo.
"Le président Ouattara a ses raisons, que je respecte", a déclaré lundi M. Brito. "Je pense qu'il n'est pas possible d'avancer davantage [dans la mission] si cette position persiste. Je présume que l'UA va analyser cette impasse et décider quelle est la meilleure voie à suivre", a-t-il ajouté.
Alassane Ouattara ne veut discuter qu'avec ses amis du FMI et de "françafrique" !
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