VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT DE CRITIQUER UN ETAT !
Sauf bien sûr,
Cuba socialiste, l
la Chine populaire,
l'Iran d'Ahmadinejad,
la Corée du Nord,
le Venezuela de Chavez,
"Condamner quelqu'un à seulement 1.000 euros pour incitation à la haine raciale, c'est insensé ! Je préfèrerais qu'il y ait une vraie sanction. Cela mérite la prison ? Alors, qu'ils me mettent en prison !". Sakina Arnaud a 55 ans.
Militante bordelaise de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), elle ferraille comme d'autres respirent. Droit au logement, sans-papiers et... boycott des produits en provenance d'Israël.
En mai 2009, elle est interpellée dans un Carrefour de la banlieue bordelaise. Sur une bouteille d'orange "made in Israël" et près d'une caisse, elle a apposé deux autocollants "Boycott Apartheid Israël" représentant le mur de séparation en code-barres, taché par deux gouttes de sang rouge. L'hyper dépose plainte pour "dégradations légères" et réclame un euro de dommages et intérêts. Mais la justice estime que "la dégradation" n'est pas constituée et déboute le magasin.
Fin de l'affaire ?
Pas du tout.
Le 27 août 2009, dans une lettre adressée à Gilles-William Goldnadel, président de l'association Avocats sans frontières (ASF), élu triomphalement au comité directeur du Crif, Michèle Alliot-Marie suggérait que ces faits soient "susceptibles" de relever d'une "provocation publique à la discrimination envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une nation déterminée".
Ni une, ni deux : le 13 janvier, ASF et la Chambre de commerce France-Israël se portent partie civile. Et le parquet, débordant allègrement le cadre préconisé par le garde des Sceaux, qualifie les faits en "incitation à la haine raciale".A l'audience, madame la procureure Rodrigues estime même que ces autocollants ont pour but de "susciter frayeur et culpabilité chez les consommateurs".
Rien que ça !
Le 13 février, la délinquante est donc condamnée à 1.000 euros d'amende.
Répondant au "Canard", Sakina Arnaud est très secouée. A 20 ans, le jeune femme collait des papillons identiques, appelant au boycott des produits sud-africains. "On disait alors que j'étais une fille bien, dit-elle doucement. Aujourd'hui, je me retrouve dans la peu d'une antisémite !".
Pour la militante des droits de l'homme, c'est une vraie peu de chagrin...
édition du mercredi 17 février 2010
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