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"Defamation"

un film à voir absolument!

Il sera sur arte  deux fois:

jeudi, 19 mai 2011 à 10:05

et

mercredi, 25 mai 2011 à 00:40

http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=1231124,day=6,week=20,year=2011.html

 
(Danemark, Etats-Unis, Israel, 2009, 91mn)
WDR / BR
Réalisateur:
Yoav Shamir 

Le cinéaste israélien Yoav Shamir enquête sur l'antisémitisme aujourd'hui dans le monde : un documentaire ironique propre à faire grincer les dents des bien-pensants. 

 

Yoav Shamir n'a jamais été personnellement confronté à l'antisémitisme. Or les journaux israéliens relatent chaque jour des incidents antisémites et la puissante Anti- Defamation League (ADL) en dénombre plus d'un millier par an aux États-Unis.

Quelle est donc la réalité de l'antisémitisme aujourd'hui, quelles formes prend-il ?

Pour le savoir, le cinéaste suit le président de l'ADL, Abe Foxman, dans ses échanges avec des dirigeants politiques et visite un ancien camp de concentration en Pologne avec un groupe de jeunes Israéliens. Il rencontre aussi Norman Finkelstein, professeur à l'université de Chicago et auteur d'un livre qui dénonce au contraire l'usage malhonnête, selon lui, du discours de l'ADL et de Foxman. Shamir débusque l'amalgame entre antisémitisme et opposition à la politique d'Israël et épingle avec férocité les positions victimaires de toutes sortes.

 

http://www.arte.tv/fr/nav/3043146,CmC=3044522.html

Israël - cinéma :
"Defamation",
le documentaire polémique de Yoav Shamir

 

Dans son dernier documentaire "Defamation", diffamation en français, Yoav Shamir brocarde avec beaucoup d'ironie, voire même une certaine fermetéle sentiment de victimisation et l'obsession de l'antisémitisme en Israël.

Le réalisateur estime notamment que l'État hébreu est prisonnier de son identification permanente avec la Shoah. Un point de vue partagé par de nombreux artistes et intellectuels israéliens - ils estiment qu'il est grand temps qu'Israël prenne de la distance avec son passé. L'ex-député travailliste, Avraham Burg, considère ainsi que l'antisémitisme est un phénomène universel, global et qu'Israël ne doit pas revendiquer une spécificité en la matière.

Dans les milieux plus conservateurs, en revanche, le documentaire a suscité un véritable tollé et n'en finit pas de défrayer la chronique. Uri Schneider, correspondant d'Arte Journal en Israël a rencontré Avraham Burg et Philippa Kowarsky, la productrice de "Defamation".

"Defamation", le documentaire du réalisateur israélien Yoav Shamir n'en finit pas de faire des vagues et ce, bien au-delà des frontières de l'état hébreu. Selon sa thèse, Israël est prisonnier de son identification avec l'Holocauste, de son obsession de l'antisémitisme passé et actuel.

L'une des scènes les plus troublantes du film: des élèves israéliens visitant le camp d'Auschwitz. Un voyage préparé depuis plusieurs mois, avec des professeurs qui leur ont répété que, depuis l'Holocauste, les Juifs sont livrés à eux-mêmes face à un monde hostile.

La productrice Philippa Kowarsky explique pourquoi, selon elle "Defamation" est une documentaire nécessaire : "L'antisémitisme était terrible. 6 millions de juifs ont péri pendant l'Holocauste. Mais au lieu de prendre des distances avec le passé, nous nous laissons hanter par lui. A l'époque, on était du côté des perdants et on l'est encore aujourd'hui. On ne peut rien changer au passé, en revanche, on peut agir sur le présent."

Philippa Kowarsky et Yoav Shamir ne sont pas les seuls à partager ce point de vue. De nombreux artistes et intellectuels israéliens remettent en question l'héritage de la Shoah.

Dans son livre intitulé "vaincre Hitler", Avraham Burg estime qu'il est grand temps pour Israël de prendre ses distances avec l'Holocauste :

"Pour gérer son passé et ses souvenirs, le peuple juif doit appliquer une stratégie qui consiste à passer du traumatisme à la confiance, à l'espoir d'un monde meilleur. Et cela prendra du temps".

Mais Israël ne semble pas prêt à délaisser son rôle de victime. Yad Vashem, le mémorial de l'Holocauste, est régulièrement utilisé à des fins politiques. Comme l'inauguration, il y a quelques jours, de l'exposition des plans d'Auschwitz-Birkenau.

Pour l'occasion, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a invité des diplomates du monde entier. Il leur a rappelé que, "si l'Iran se dote de la bombe atomique, le peuple juif pourrait connaître un nouvel Holocauste".

Une déclaration qui offusque Avraham Burg :

"Avions-nous à l'époque notre propre état ? Non. Avions-nous l'une des plus puissantes armées de l'air du monde ? Non. En comparant Ahmadinejad avec Hitler, on minimise Hitler. L'a-t-il mérité ? Les Israéliens feraient bien de prendre leurs distances avec l'Holocauste. Ça suffit comme ça !".

Mais tant qu'on inculquera à la jeunesse israélienne que rien n'a changé, que le monde entier s'est ligué contre les Juifs, les voix d'Avraham Burg et de Yoav Shamir auront du mal à se faire entendre.

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Tag(s) : #Culture
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