Le c@rnet de Canaille le Rouge
Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes
France2 vous raconte Lénine
le mensonge informationnel
ou le révisionnisme à la télé
Publié le 21 Janvier 2014
Chars français (Renault) à Odessa 1918-1919 (L Renault remettra le couvert avec les armées nazies 22 ans plus tard)
Ce soir grand moment d'Histoire au JT.
Pas la Révolution française et l'anniversaire de l'exécution de Capet, ignorée, mais ...Les 90 ans de la mort de Lénine.
Et là, en moins de 5 minutes un des meilleurs reportages jamais réalisé sur la capacité de raconter des contre-vérités historiques :
C'est Lénine qui a inventé le goulag en instaurant les déportations en Sibérie
Il a importé les exécutions sommaires (les cravates de Stolypine* Fr 2 n'en a jamais entendu parler).
Le servage persistant jusqu'en 1861 et ses suites persistantes dans les campagnes, pas intéressant.
"Lénine dès 1921 a mis l'URSS en un tel état qu'il a dû appeler les capitalistes américains" alors que l'URSS est crée fin 1922 et pas un mot sur la réalité de la NEP ni de l'état de la Russie à la chute du tsarisme.
Lénine un autocrate qui a fait 8 millions de morts durant la guerre civile il serait responsable de la répression des koulaks (qui sera engagée plusieurs années après sa mort)..
Pas un mot sur les raisons et conditions de la révolution de février puis d'octobre.
La répression des femmes du 8 mars 1917 (février avec le calendrier russe) inconnue au bataillon.
Les raisons de l'armistice ultra rapide du 11 novembre 18 pour vite engager le cordon sanitaire anti rouge par vainqueur et vaincu de l'Ouest ?Pas le temps d'en parler.
L'engagement de la France, la Grande-Bretagne, des Etats-Unis du canada du Japon et des satellites de l'impérialisme de toute la réaction aux côtés des armées blanche pas mentionné** Et on voudrait au regard de ces forces d'invasion (voir bas de page) que la Révolution Russe eut été une ballade printanière au bois de Vincennes ? Ils ont fait comme la Révolution Française face à la terreur blanche et l'invasion des coalisés.
L'attentat de Fanny Kaplan n'existe pas encore moins ses liens via Saninkov avec Piłsudski, commandant des troupes polonaises contre les révolutionnaires russes, qui s'alliera avec le russe blanc Petlioura .
Bref, une réécriture 100 % négationniste avec un érudit de la réaction affublé d'un titre d'historien qui ferait passer F Furet pour un émissaire du Kommintern.
La déontologie est en marche.
Ils ont juste oublié de dire que c'est Lénine qui a bombardé Hiroshima, assassiné Kennedy et fourni le mélange 2 temps pour le solex de Mollah Omar mais à part cela si c'est passé à la télé c'est que c'est vrai.
Il semblerait que les services historiques de la rédaction de France 2 lisent les p@ges de la Canaille et que la citation de Churchill en 1946 reprise ici il y a quelques jours les ait inspirés
"Durant la guerre, on a saigné le mauvais cochon". Certains tente de rattraper le coup même si le cochon est déjà au saloir depuis plus de quinze ans.
1
* premier ministre de Nicolas II. Grand démocrate Stolypine constitua un système de tribunaux militaires qui permettait l'arrestation et le procès expéditif des civils dont la culpabilité relative à la commission de crimes particulièrement graves était manifeste. Si l'accusé était condamné à mort, comme cela arrivait le plus souvent, la sentence était, selon l'historien Richard Pipes, exécutée dans les vingt-quatre heures sans possibilité d'appel. Plus de 3 000 suspects furent ainsi condamnés et exécutés de 1906 à 1909 sous le système de Stolypine. On parla parfois de « terreur stolypienne » et le gibet reçut même le surnom de « cravate de Stolypine ».
** La force internationale d'agression contre la révolution russe (pour aller vite, Canaille le Rouge à repris les chiffres de Wikipédia :
-
Tchécoslovaquie : 50 000 hommes ( le long du Transsibérien3) -
Royaume-Uni : 40 000 hommes (dans les régions d'Arkhangelsk et deVladivostock4) -
Japon : 28 000 hommes puis 70 000 (dans la région de Vladivostock4,5) -
Grèce : 23 351 hommes (partie du 1er corps d'armée (en), composée des1re (en), 2e (en) et 13e divisions, commandée par le général Konstantinos Nider (en), en Crimée, Odessa et Kherson)6 -
Pologne : 12 000 hommes (en Sibérie et à Mourmansk) -
États-Unis : 13 000 hommes (dans les régions d'Arkhangelsk et deVladivostock) -
France : 12 000 hommes (dans les régions d'Arkhangelsk, d'Odessa, deSébastopol et en Sibérie) -
Estonie : 11 500 hommes (dans le nord de la Russie7) -
Canada : 5 300 hommes (dans les régions d'Arkhangelsk, Mourmansk etVladivostock) -
Serbie : 4 000 hommes (dans la région d'Arkhangelsk) -
Roumanie : 4 000 hommes (dans la région d'Arkhangelsk) -
Italie : 2 500 hommes (dans la région d'Arkhangelsk et en Sibérie4) -
République de Chine : 2 300 hommes (dans la région de Vladivostock8) -
Australie : 150 hommes (dans la région d'Arkhangelsk)
plus en détail au nord :
- Une flottille de la Royal Navy britannique de plus de 20 navires — dont deux transporteurs d’hydravion, le HMS Pegasus et le HMSNairana ;
- Environ 8 000 soldats de l'armée de terre des États-Unis 3 ;
- 14 bataillons de troupes du Commonwealth britannique — Brigade d'infanterie canadienne et de l’infanterie australienne ;
- 2 000 soldats français, des troupes coloniales et du génie ;
- 1 000 fusiliers serbes et polonais sont envoyés aider la Garde blanche de l'amiral Koltchak dans le nord et faire la jonction avec ses forces de Sibérie (Légion tchécoslovaque) à proximité de Kotlas ;
- un contingent britannique de la Royal Air Force comprenant des bombardiers Airco DH.4, des hydravions Fairey Campania etSopwith Baby avec un unique chasseur Sopwith Camel4,5.
Sibérie :
Bataillon Colonial Français de Sibérie sous commandement du Chef de bataillon Mallet
Détachement d’Indochine (Tonkin)
9e régiment d’infanterie coloniale sous commandement du Chef de bataillon Mallet,7 officiers et 731 marsouins, dont 277 tonkinois
Détachement de Chine sous commandement du Capitaine Feneurstein
16e Régiment d’Infanterie Colonial, 5 officiers et 460 marsouins
5e Régiment de Zouaves (?), 4 officiers et 202 zouaves
- Total: 1409 marsouins et zouaves
plus 2 sections de mitrailleuses du 9e R.I.C.
Une batterie de 75 constituée avec des éléments des 4° Régiment d’Artillerie Colonial et 5° Régiment d’Artillerie Colonial.
La force expéditionnaire canadienne en Sibérie, commandée par le major-général James H. Elmsley et autorisée au départ en août 1918, fut envoyée à Vladivostok pour renforcer la présence alliée là-bas. Composée de 4 192 hommes,
Le Corpo di Spedizione Italiano in Estremo Oriente fut constitué de troupes alpines, comprenant 2 500 Italiens ex-prisonniers de guerre, qui avaient combattu l'armée austro-hongroise, enrolés dans la légion sibérienne.
En juillet 1918, le président américain Wilson demanda au gouvernement japonais d'envoyer une troupe de 7 000 hommes pour prendre part à une coalition internationale de 25 000 hommes comprenant la force expéditionnaire américaine en Sibérie, prévue pour secourir la Légion tchèque et récupérer le matériel de guerre stocké sur place. Après un débat à ladiète du Japon, le gouvernement de Terauchi Masatake autorisa l'envoi d'une troupe de 12 000 hommes
La force expéditionnaire américaine en Sibérie fut commandée par le major-général William S. Graves et totalisait 7 950 hommes. Elle comprenait les 27ème et 31ème régiment d'infanterie et des volontaires des 13ème, 62ème et 12ème régiment d'infanterie
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