INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE JACQUES TOURTAUX
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La majorité des sections CGT présentes au congrès (40 sur 41) ont voté pour une réunification avec l'UL CGT confédérée.L'UL CGT « historique » souhaite faire front commun avec l'UL CGT confédérée. Finies les querelles internes. Les bases se sont exprimées en faveur de ce rapprochement lors du 28e congrès, la semaine dernière.PAR STÉPHANIE LABDANT
douai@lavoixdunord.fr
Le 28e congrès de l'Union locale CGT « historique » - celle sise rue des Vierges à Douai - la semaine dernière à Auby, fera date : ses représentants ont annoncé leur volonté de se rapprocher de l'autre Union locale, dite confédérée - installée désormais à l'angle du boulevard Hayez et de la rue des Glacis.
Philippe Nalewajek, secrétaire général, a pris le pouls des bases. Sur les quarante et une sections CGT présentes ce jour-là (soit 119 délégués représentants 1 192 syndiqués), quarante se sont exprimées en faveur d'un rapprochement.
« Réunification ». Le mot vient du secrétaire général lui-même. « On est mieux sur deux jambes que sur une seule ! Il faut arrêter de se bagarrer. C'est important de pouvoir se parler. Les intérêts sont convergents, les problèmes sont les mêmes. On pense aujourd'hui que si on n'est pas ensemble, on n'arrivera pas à défendre l'industrie. »
L'idée n'est pas nouvelle pour P.Nalewajek, freiné dans son souhait de rapprochement par le parti pris, il y a quelques années, par les instances départementales de la CGT de reconnaître comme légitime l'UL confédérée et elle seule. « On ne pouvait pas discuter sur des bases comme ça », confie-t-il.
Mais les choses ont changé. P. Nalewajek n'est pas le seul à être favorable à une réunification. La volonté vient aussi de la base. « Il y a une sacrée évolution entre ces derniers mois et aujourd'hui, commente le secrétaire général. C'est un travail de tous les jours de surpasser les divergences qui existaient auparavant. Nous, on n'a pas d'a priori. Il faut construire avec ceux qui veulent. »
Et puis ce rapprochement, les deux syndicats CGT qui coexistaient au sein de l'usine Renault viennent de le faire de leur côté. « Elles ont mis en place un collectif qui se réunit régulièrement et vont organiser un congrès en juin pour qu'il y ait une seule CGT à Renault Douai. C'était indispensable pour les salariés. »
Cette volonté de rapprochement vient aussi du renouvellement, lors du congrès, de la direction de l'Union locale. Une commission exécutive de 24 membres - en lieu et place du précédent bureau exécutif de 18 membres - a été installée avec un bureau de 7 membres dont 4 secrétaires, ainsi qu'une commission financière de contrôle de trois membres.
Du changement qui va de pair avec un certain « rajeunissement des cadres ». « Une nécessité », selon P. Nalewajek. La moyenne d'âge des participants au congrès était de 40 ans et 2 mois. « On a rajeuni de près de 10 ans par rapport au précédent congrès », se réjouit le secrétaire général, qui se veut à l'écoute. « "Il faut qu'on se réunisse pour travailler dans le bon sens", ont dit les jeunes. »
Dont acte. La semaine prochaine, la commission exécutive va se réunir pour écrire à Yves Quignon, secrétaire général de l'UL CGT confédérée, et lui soumettre ce souhait de « réunification ».
Si sa réponse est favorable, une direction « représentative des sections adhérentes à la CGT » sera mise en place.
Cela va prendre un peu de temps.
Le défilé du 1er Mai se fera donc avec deux CGT. « Pas chacun de son côté , nuance P. Nalewajek. En se suivant. »
Un premier (petit) pas vers une seule et unique UL CGT à Douai
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