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Grève générale contre l'austérité en Grèce

Dans le cadre de la journée de mobilisation européenne contre la rigueur, grèves et manifestations paralysent la Grèce ce mercredi, pour protester contre deux réformes votées cette nuit en urgence.

 

Manifestation à Athènes contre les mesures d'austérité, le 25 novembre.

 

Manifestation à Athènes contre les mesures d'austérité.

(REUTERS)

 

Privée de transports aériens, maritimes et ferroviaires, la Grèce tourne au ralenti ce mercredi. Dans le cadre d’une journée de mobilisation européenne contre l’austérité, Athènes est paralysé par une grève générale de 24 heures, qui vise tout particulièrement deux réformes du marché du travail et des entreprises publiques votées dans la nuit.

 

Pour la troisième journée consécutive, après des premiers débrayages dans les transports, Athènes était livrée à de gigantesques embouteillages par des arrêts de travail des métros, bus et trams, et dans l’attente d’une manifestation dans le centre en fin de matinée.

 

Avec un espace aérien fermé par le ralliement à la grève des contrôleurs aériens, et tous les bateaux cloués au quai par celui des marins, le pays était aussi privé de toute information par une grève de 24 heures des journalistes.
 

La grève affectait aussi les écoles, hôpitaux, tribunaux, banques et grandes entreprises publiques, notamment électricité et poste. Une série de syndicats, dont ceux des pharmaciens et ingénieurs civils, ont appelé leurs adhérents à suivre le mot d’ordre.

Plus d'austérité pour les "deko"

 

La loi a été votée au Parlement grec en procédure d’urgence, par une majorité socialiste de, par 156 voix pour et 130 contre. Elle étend la rigueur au secteur privé et aux entreprises publiques (Deko).

Au programme: une généralisation des coupes salariales et une libéralisation du code du travail.

Intitulé «Mesures urgentes d’application du plan de redressement», le texte impose des baisses de 10 à 25% pour les salaires mensuels supérieurs à 1 800 euros brut dans les Deko déficitaires, soit plus d’une cinquantaine d’entreprises dont celles des chemins de fer, des transports urbains et de la télévision publique.

 

A cette mesure, touchant près de 90% du personnel, s’ajoute l’imposition d’un plafond de 4 000 euros brut par mois pour les mieux payés, à l’exception des cadres dirigeants.

Selon le ministère des Finances, le salaire moyen dans les Deko est de 40 000 euros par an, soit le double du salaire moyen dans le secteur privé.

Ces entreprises publiques sont aussi assujetties à la règle d’une seule embauche pour cinq départs imposée à la Fonction publique au printemps, au moment où les salaires des 750 000 fonctionnaires grecs ont été abaissés de 15% en moyenne, en plus d’une réduction des pensions de retraite de 10%.

 

Après un premier volet de mesures d’austérité, adoptées depuis mai, ces réformes sont réclamées par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, pour continuer l’assainissement de l’économie grecque. En jeu également, le déblocage prévu en février de la quatrième tranche de 15 milliards, du prêt de 110 milliards d’euros consenti à la Grèce en mai pour la sauver de la banqueroute.

 

(source AFP)

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