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Martin Schulz :

candidat des socialistes à la présidence de la Commission européenne,
découvre, à deux semaines du scrutin du 25 mai, un langage qui se veut "social", voir "d'opposant"...
 «Je comprends le désespoir des Européens»

Il fait l'impasse sur le fait que ce "désespoir" est le résultat des politiques d'austérité entisociales,  menées en commun par son parti - le SPD en Allemagne et  le Parti Socialiste Européen à l'Assemblée de Strasbourg - et celui de la chancelière allemande, tant au sein de l'Union européenne qu'en Allemagne même...

 

Martin Schulz oublie même que son parti gouverne avec Angela Merkel  et la CDU !

 

Martin Schulz est le candidat des socialistes à la présidence de la Commission européenne

 

 

 20 Minutes l'interroge

Quelles sont les priorités de votre programme?

J’en ai deux. Primo, la lutte contre le chômage des jeunes. Ensuite, quand un salarié travaille en France, il paie ses impôts en France. Cela s’applique à tous les citoyens, mais pas aux entreprises. Résultat: ces dernières installent leurs sièges là où les taxes sont les plus faibles. Je veux défendre auprès des 28 Etats membres un principe simple: le pays du profit doit être celui de l’impôt.

Le Parti populaire européen (PPE, dont est membre l’UMP) défend lui aussi un programme social. En quoi le vôtre diffère-t-il?

Comme souvent, la droite mène une campagne très sociale, mais lorsqu’elle accède au pouvoir, elle applique une politique très à droite. Nous l’avons vu ces dernières années. Contrairement au PPE, mon parti ne pense pas que les politiques d’austérité permettent de reconquérir la confiance des investisseurs. Pour nous, seule la croissance peut assainir les budgets nationaux.

Comment recréer cette croissance?

Les PME sont la colonne vertébrale de nos économies et depuis la crise bancaire, elles accèdent difficilement aux crédits. Elles ne peuvent donc ni investir, ni embaucher. Je veux un programme spécifique pour que ces PME puissent obtenir des crédits à des conditions raisonnables, principalement dans les Etats en crise.

Pour nombre d’Européens, Bruxelles protège davantage les intérêts des entreprises que ceux des citoyens. Partagez-vous ce constat?

Non, mais je partage la crainte que, pour nombre de gouvernements, la libre circulation des capitaux, des produits et des services est prioritaire sur les droits des individus et sur les droits sociaux. J’ai toujours lutté pour l’inverse. Si je deviens président de la Commission européenne, je me battrai pour ce principe d’équilibre entre l’économie et la protection sociale.

Les Européens s’inquiètent aussi de ce qu’il y a dans leurs assiettes. Que leur répondez-vous?

Je comprends ces préoccupations. Nous devons nous nourrir de manière saine et si je deviens le président de la Commission européenne, je reviendrai sur le feu vert donné par Bruxelles aux OGM et aux farines animales, qui ont à nouveau été autorisées pour nourrir les poissons d’élevage.

La Commission européenne trouve que le smic est trop élevé en France. Partagez-vous ce point de vue?

Non et je pense que les commissaires devraient davantage se pencher sur la question des grands revenus et sur celle de l’évasion fiscale. D’après les estimations, mille milliards d’euros échappent à la fiscalité des pays européens. Si nous en récupérions seulement une partie, nous pourrions lutter contre les déficits publics de manière bien plus efficace.

Comprenez-vous la montée de l’euroscepticisme et même de l’europhobie, en particulier en France?

Il n’est pas facile de s’en sortir avec 1.000 ou 2.000 euros par mois. Les citoyens ont l’impression que l’Europe ne s’intéresse pas à leurs difficultés et je comprends ce désespoir. C’est pour cela que je me présente. J’ai été maire d’une ville de 40.000 habitants pendant onze ans [la commune allemande de Würselen], je connais les préoccupations des citoyens et je veux mettre leur sort au centre de mon action.

 

Martin Schulz n'a plus qu'à singer François Hollande

lors de sa campagne présidentielle

et s'exclammer comme au Bourget : 

 

Je vais vous confier une chose.

Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies. Désormais, il est possible en une fraction de seconde de déplacer des sommes d’argent vertigineuses, de menacer des Etats.

Cette emprise est devenue un empire. Et la crise qui sévit depuis le 15 septembre 2008, loin de l’affaiblir, l’a encore renforcée. Face à elle, à cette finance, les promesses de régulation, les incantations du « plus jamais ça » sont restées lettre morte. Les G20 se sont succédés sans résultat tangible. En Europe, 16 sommets de la dernière chance ont été convoqués pour reporter au suivant la résolution définitive du problème.

Les banques, sauvées par les Etats, mangent désormais la main qui les a nourries. Les agences de notation, décriées à juste raison pour n’avoir rien vu de la crise des subprimes, décident du sort des dettes souveraines des principaux pays, justifiant ainsi des plans de rigueur de plus en plus douloureux. Quant aux fonds spéculatifs, loin d’avoir disparu, ils sont encore les vecteurs de la déstabilisation qui nous vise. Ainsi, la finance s’est affranchie de toute règle, de toute morale, de tout contrôle.

Commencé dans la virevolte, ce quinquennat finit dans la tourmente. Plombé par des cadeaux fiscaux destinés aux plus fortunés, il s’achève par des hausses de prélèvements imposées à tous les Français. Inauguré par une promesse de retour au plein emploi, il se termine par un chômage record. Et que dire des déficits, de la dette, de la désindustrialisation, de la démolition des services publics, notamment de l’école?

Un seul mot résume cette présidence : la dégradation. Tout s’est dégradé. Je ne parle pas d’une note. Je ne parle même pas des comptes publics. Je parle des conditions de vie, des comportements, tout simplement de la situation du pays. A l’injustice dans les choix, l’incohérence des décisions se sont ajoutés l’accaparement du pouvoir et la connivence avec les puissants...

 

Vous pouvez, au bout de deux ans d'exercice du pouvoir, mesurer la duperie de ces dirigeants qui

usent de la démagogie la plus ouverte pour se faire élire sur des idées,  à l'inverse de la politique qu'ils avaient déjà decider de mener.  

Martin Schulz est de ceux-là.

POUR CONTRER LEURS MANOEUVRES
UNE SEULE SOLUTION
L'ABSTENTION CITOYENNE 


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Tag(s) : #Europe
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