TEXTE REPRIS SUR
LE BLOG DE DIABLO
Un point de vue GAULLISTE :
L’Union Européenne est incompatible
avec l’indépendance nationale
et la souveraineté populaire
La constitution de l’Arc Républicain de Progrès, l’expression de sa démarche politique ainsi que de ses propositions font l’objet d’une censure méthodique et d’un ostracisme généralisé. Cela ne présente rien de nouveau puisque depuis plus de quinze ans le Comité Valmy est soumis à cette loi du silence par les tenants de la pensée unique fédérant dans le refus du débat d’idées, toutes les obédiences euro-dogmatiques qui contrôlent les médias.
Pourtant, l’Arc Républicain de Progrès existe et même s’il se situe encore dans sa phase initiale, il ne passe pas inaperçu. Les idées dont il est porteur progressent relativement vite malgré des obstacles divers que nous devons surmonter. Cela est particulièrement perceptible concernant l’exemplarité de l’union de la Résistance et la perspective d’actualisation des principes et des grands axes du programme du Conseil National de la Résistance.
La vision politique et la pratique de rassemblement républicain, patriotique et social de l’ARP impliquent la volonté radicale de retrait de la France de l’Union Européenne laquelle est non amendable. Elles suscitent des adhésions militantes, mais aussi, directement ou implicitement l’expression de certaines interrogations idéologiques, de réactions d’incompréhension et un travail de sape hostile.
L’union du peuple de France à laquelle nous travaillons vise essentiellement le rassemblement sur des bases progressistes, des différentes sensibilités républicaines.
Dans la guerre idéologique menée contre le peuple, deux éléments fondamentaux présentent selon nous, une importance décisive : la question nationale d’une part et celle des alliances pouvant objectivement permettre le retour à l’indépendance de la France par son émancipation de la vassalisation euro-atlantique, le rétablissement de la démocratie et de la souveraineté populaire qui seules, permettront une politique de progrès économique et social, d’autre part.
Ainsi, sur la question nationale il existe un front uni (UMPS, Modem, Europe Ecologie etc.) de tous ceux qui, au delà des apparences électoralistes, travaillent, rassemblés autour de leur programme commun totalement soumis aux traités de Maastricht et de Lisbonne, à la destruction de la France républicaine en tant que nation pour construite l’Europe fédérale des Länder de leur dogme. Toutes les composantes de ce front au service de l’oligarchie financière mondialisée, sont des ennemis de classe et des ennemis du peuple-nation. Ils doivent être combattus en tant que tels. En effet, la lutte de classe de nouveau, à pris un caractère national. De nos jours, la classe ouvrière doit comme l’avait prévu Marx et Engels, « s’ériger en classe dirigeante de la nation » trahie par la bourgeoisie financière cosmopolite et sous hégémonie américaine.
Pour reconquérir son droit inaliénable à disposer de lui-même, le peuple de France devra mettre en échec ce front des adeptes de l’intégration euro-atlantique tout en déjouant le piège des partisans du mirage d’une autre Europe incantatoire qui tout en restant supranationale, pourrait être métamorphosée en Europe sociale, en République ou en nation européennes que dit souhaiter J-L Mélenchon. C’est, et nous le regrettons clairement, la vision sans fondement, mensongère, dogmatique et maintenue aujourd’hui encore, des responsables du Front de Gauche. A leur propos on peut prévoir dès maintenant, que s’ils persistent dans leur nihilisme national, ils iront à l’échec. Ils pourront éventuellement marquer quelques points électoraux ici ou là, mais resteront en contradiction avec les intérêts objectifs du peuple de France, dont la prise de conscience s’approfondit aujourd’hui rapidement, malgré précisément le brouillard retardateur que diffusent les alter-européistes de gauche comme de droite.
A droite en effet, les victimes consentantes de ce mythe d’une autre Europe promettant malgré son caractère fédéral, des lendemains qui chantent, contribuent également à semer illusions et confusion y compris, chez des militants ou personnalités qui se réclament du gaullisme. On a ainsi vu récemment Dominique de Villepin dont beaucoup attendent autre chose, se prononcer à la fois pour l’indépendance nationale et, dans le même discours, en faveur de l’Europe supranationale du traité de Lisbonne, qui la détruit. Si l’ancien premier ministre entend avoir comme il dit « un destin » il devra d’urgence renoncer à ce qui est manifestement une tricherie politique majeure, une tromperie volontaire comparable au fond, à l’opération « identité nationale » du Karzai de l’Elysée. C’est probablement, beaucoup attendre de l’ancien premier ministre qui s’était, on s’en souvient, acharné sur le CPE, il est cependant légitime de s’interroger sur son aptitude à prendre conscience de ce que la question sociale et la question nationale sont intimement liées.
Par ailleurs, certains militants gaullistes qui n’ont pas la capacité d’ouverture d’esprit dont pouvait faire preuve Charles de Gaulle et sont marqués par un tropisme droitier, semblent figés dans une vision anachronique marquée par un anticommunisme systématique qui rappelle celle du RPF des années cinquante et les conduit à contester, plus ou moins ouvertement, le retour à une alliance entre gaullistes et communistes avec les autres forces républicaines, patriotiques, populaires et sociales, à laquelle travaille l’Arc Républicain de Progrès.
Dans le texte ci-après notre amie Geneviève Blache membre de la direction du Comité Valmy, apporte un point de vue et une argumentation gaullistes en faveur de ce rassemblement. Elle y rappelle l’analyse du Comité Valmy qui estime souhaitable pour notre pays une démarche politique de compromis historique qui pourrait susciter un large consensus. Cette vision implique le choix d’une économie mixte, comportant la recomposition d’un secteur public et nationalisé important dont l’une des finalités serait de reconstituer la base économique de l’indépendance nationale et de la souveraineté, populaire et monétaire.
Claude Beaulieu
Geneviève BLACHE

Si cela devait encore être prouvé, il suffit aux sceptiques de consulter le Traité de Lisbonne, ratifié par la France, grâce au coup d’État provoqué par le vote de la « représentation nationale » réunie en Congrès à Versailles, - en ce funeste 4 févier 2008 -, pour le constater. Alors que, lors du référendum de 2005, - décidé par le président de la République de l’époque, « réminiscence » du gaullisme ou erreur stratégique ? - le peuple avait résolument voté NON à presque 55 % même si c’était pour des raisons diverses, et c’est bien là, la démocratie.
Ce peuple avait dès lors prouvé qu’« une certaine idée de la France » de CDG l’animait toujours. Il fit du gaullisme, sans le savoir, comme Monsieur Jourdain ! Dans l’âme même de ce peuple-nation, attaché à la liberté, - qu’il faut parfois savoir mériter, - aux idéaux des Lumières et de la Révolution française, comme lors de la Résistance, étaient toujours vivaces. Indépendamment des sensibilités des uns et des autres, tous unis dans le même combat, les Français ont démontré très nettement, outrepassant les clivages, leur attachement à la sauvegarde de la nation, à l’indépendance nationale, seules garantes de la souveraineté populaire.
Nul besoin de se référer au dernier sondage, dans lequel le peuple exprime clairement son désarroi. Les élections, où le taux d’abstention devient phénoménal, est explicite. Masquer cela, en faisant ressortir le taux de la « majorité obtenue », par les uns ou les autres, est une manipulation malhonnête… Quel est l’intérêt de remporter les élections avec un taux « satisfaisant » quand les abstentions frôlent les 60 ou 65 % ? ! Est-ce là une majorité ?
Aujourd’hui, le 1er parti de France est celui des abstentionnistes, et il y a de bonnes raisons à cela, simples à comprendre. Par ce refus volontaire de participer à l’élection, les citoyens expriment une « désobéissance civique » explicite, suivant par là, toute proportion gardée, l’attitude de la désobéissance gaullienne du 18 Juin !
Comme les chefs des partis européistes, des syndicats félons, dont les dirigeants complices du pouvoir, savent pertinemment qu’aucunes des promesses faites ne peuvent être honorées, pour cause de « déconstruction » européenne, déterminent la base militante à se manifester de plus en plus en rupture totale avec ces dirigeants. Laisser le feu s’attiser en ignorant ce fait, n’arrangera rien… car la nature supranationale de l’Europe germano-atlantiste, est définitivement installée, renforcée grâce au traité de Lisbonne, si besoin était.
Le droit au travail est constitutionnel. Quel emploi peut espérer le citoyen quand nos entreprises ferment les unes après les autres pour cause de « délocalisation » ? Un pays dont le peuple est mis au chômage par l’oligarchie financière est un pays en voix de sous-développement, n’étant plus qu’une région propice au tourisme… ce qui ne l’enrichi pas, et encore moins son peuple. Ce qui enrichi une nation c’est sa capacité de production et pour les salariés, la juste répartition des plus-values. Aujourd’hui, nous sommes « colonisés » au profit des sociétés transnationales, et des oligarchies financières, même plus seulement par les États-Unis ! Alors on nous dit « c’est inéluctable, c’est la mondialisation ». Nous gaullistes, nous disons c’est faux, nos dirigeants pratiquent la politique de l’abandon, et cela n’est jamais inéluctable.
A cause de ce renoncement, la France, qui consent à déléguer à un commissaire européen « dénationalisé volontaire », aux ordres des groupes de pression qui hantent Bruxelles, la défense de ses intérêts à l’OMC, est passée de 4ème puissance mondiale, à la 5ème. Et ce n’est pas fini !
Depuis 2005, ce réveil gaullien, d’où qu’il vienne, cette résistance populaire, qui se sont exprimés, encore renforcés aujourd’hui, doivent pouvoir s’épanouir, promus par toutes les sensibilités qui y adhérent.
C’est la démarche de l’Arc Républicain de Progrès que nous avons engagée lors de notre colloque du 10 octobre 2009 à Paris. Nous y avons exposé notre volonté de revenir à l’esprit du CNR et de son combat victorieux, qui permit à la France de ne pas sombrer dans le déshonneur.
Loin d’être une idée passéiste, c’est tout au contraire une idée révolutionnaire, dans le sens noble du terme, celui de CDG.
Si, à la Libération, lorsque le programme du CNR fut pour une part significative, mis en pratique, les partis politiques au pouvoir n’avaient pas cédé aux choix atlantistes, il en eut été tout autrement. La France n’aurait pas perdu un temps précieux gouvernée par des hommes politiques, aux ordres des États-Unis, qui ont immédiatement profité de la complicité de certains syndicats réformistes financés par la CIA …*
* Suite à l’ouverture des archives de la CIA : Se référer au livre de Frédéric Charpier - La CIA en France – 60 ans d’ingérence dans les affaires françaises ; on peut également compléter son « éducation » par un autre livre qui prend la suite, celle de la Vème République, de Vincent Nouzille, « Des secrets si bien gardés - Les dossiers de la Maison-Blanche et de la CIA sur la France et ses présidents - 1958/1981.
A cette époque, où les politiques ont essentiellement privilégié leurs intérêts électoralistes, - erreurs partagées – l’union du peuple, sous la conduite de CDG, pouvait se réaliser du fait qu’il lui était possible de fédérer, comme au temps de la Résistance, les courants patriotes et républicains. Cet antagonisme, qui ne fut pas une fatalité, a été stimulé par la volonté étasunienne d’exploiter la peur de la guerre froide que naturellement elle fit alors régner.
Dès lors, CDG fût irrémédiablement combattu par l’action des suppôts de l’atlantisme, provoquant sa démission.
Le « Compromis historique » du CNR était volontairement brisé.
- Que défendons-nous dans la démarche de l’Arc Républicain de Progrès ?
Comme lors de la Résistance, où ce « Compromis historique » s’est construit dans le seul intérêt de la libération nationale, et du programme républicain et progressiste du Conseil National de la Résistance, nous pensons qu’aujourd’hui, nous devons à nouveau accepter de conjuguer nos différences qui, dans l’avenir, ne manqueront pas, nous en sommes convaincus, de s’avérer enrichissantes pour la reconstruction de la res publica, du bien commun, enfin de la spécificité de la République française ? -
Dans l’immédiat, sans pour autant les nier et travaillant, comme dans toute réelle démocratie, à trouver un accord sur un choix de société, nous devons contribuer à réaliser l’union du peuple de France, à travers la construction pas à pas de ce front patriotique et républicain. Ce front uni en cours de réalisation ne part pas de rien et bénéficie, dès maintenant, de l’acquis de l’existence d’une estime et une confiance réciproque entre les représentants de nos différentes sensibilités, dans le désir que nous avons de réussir l’idéal de l’Arc Républicain de Progrès et sa démarche de « Compromis historique. »
« La France, c’est tout à la fois, c’est tous les Français. C’est pas la gauche, la France ! C’est pas la droite, la France ! Naturellement les Français, comme de tout temps, ressentent en eux des courants…Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela est une erreur nationale impardonnable. Vous me dites : à droite, on dit que je fais une politique de gauche au-dehors ; à gauche, du reste vous le savez bien, on dit : de Gaulle, il est là pour la droite, pour les monopoles, pour je ne sais quoi. Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j’appartiens à l’autre côté prouve précisément ce que je vous dis, c’est-à-dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d’un côté, je ne suis pas de l’autre, je suis pour la France. » Entretien télévisé avec Michel Droit.
Que propose l’Arc Républicain de Progrès ? L’union du peuple France, le rassemblement des sensibilités républicaines, patriotiques et sociales dans l’élaboration d’un « Compromis historique » conforme aux exigences de notre temps.
Comme le tentèrent certains dirigeants de l’Italie dans les années 70, nous devons aujourd’hui parvenir à ce « Compromis historique », seule manière de former un front patriotique capable d’arriver au décrochement de l’Union européenne, afin de nous dégager définitivement de ce totalitarisme.
Nous savons tous pertinemment que l’Europe est irrémédiablement et indéniablement supranationale.
Nous savons que les Alter-européistes, malgré leurs vaines promesses, souvent malhonnêtes, « au mieux naïves », ne pourrons jamais exiger le changement des choix politiques des 26 pays de cette construction fédérale pour une soi-disant autre Europe sociale !
C’est un leurre ! L’Europe, construction atlantiste, intégrée dans l’OTAN, ne sera jamais progressiste, comme l’est par sa Constitution, la République française.
Brièvement, expliquons cette remarquable démarche tentée en Italie, et que seul, un crime de sang a pu empêcher. Et ce n’est pas par hasard, tellement sa réussite aurait mis en échec la stratégie étasunienne.
Ce qui est à noter, c’est que ce que l’on a appelé en son temps « la stratégie Berlinguer », fut soutenue, entre autres, par un libéral, le philosophe Noberto Bobbio, prouvant par là, la qualité œcuménique du projet.
Durant la décennie 70, l’Italie se débattait dans une guerre fratricide où deux clans rivaux, de forces relativement identiques, voulaient le pouvoir, sans pour autant l’obtenir. Il s’agit de la Démocratie-chrétienne, menée par Aldo Moro, et du PCI mené par Enrico Berlinguer.
L’un et l’autre comprirent que celui qui remporterait le pouvoir, ne pourrait pas pour autant, diriger sereinement le pays. D’où, cet accord entre leur deux chefs et leurs partis, qu’on appela le « Compromis historique ».
Nous ne pouvons développer ici cette action dont tout, y compris les détails, sont une « leçon de gaullisme », mais, nous pouvons nous y référer, comme nous le faisons pour le CNR, et à l’instar de cet l’exemple, l’analyser et y réfléchir afin de comprendre l’intérêt de la démarche de l’Arc Républicain de Progrès, qui s’en rapproche.
Les États-Unis, l’Église avec le puissant appuie du Pape Paul VI, et de façon moindre, le patronat, en la personne d’Agnelli, - la coalition lui avait donné l’assurance qu’il conserverait la Fiat, - arrivèrent à faire avorter ce projet de « Compromis historique » ; les États-Unis, devaient combattre âprement ce projet car n’oublions pas que l’Italie, était alors une alliée privilégiée de l’OTAN, et ceux-ci n’entendaient pas laisser faire.
D’ailleurs, ce furent les services secrets de l’OTAN, qui, finançant et armant les Brigades Rouges, ont commandité l’attentat qui couta la vie à Aldo Moro, ce qui compromit bien sur la suite.
Notons cependant, que cette tentative qui échoua entre autres à cause du crime odieux, est à rapprocher de l’échec de la jeune République française à la Libération. Les Anglo-Saxons et certains dirigeants français acquis à la cause étasunienne et sélectionnés pendant la guerre, ne voulaient pas de Charles de Gaulle. Ils connaissaient de longue date, son intransigeance par rapport à l’exigence qu’il avait concernant l’indépendance nationale.
En la personne de Jean Moulin, trahi et arrêté dans des circonstances plus qu’obscures qui d’ailleurs laissent ouvertes bons nombres d’interrogations, CDG et avec lui l’ensemble des républicains patriotes, avaient perdu son plus important et fidèle soutien, torturé à mort et de fait politiquement éliminé, ce qui ne pouvait que satisfaire les visées des dirigeant des États-Unis de la vassalisation ultérieure de la France et de l’Europe.
La disparition de Jean Moulin contribua objectivement à ce que le CNR ne puisse survivre politiquement à la Libération et avec lui l’esprit et l’unité de la Résistance.
CONSCIENTS DE CETTE ETAT DE FAIT, QUITTONS L’ UNION EUROPENNE !…
Geneviève Blache
/image%2F1445552%2F20150209%2Fob_1e45f9_logo-communard.jpg)
