Vénézuela
retour sur la tentative
On reconnait les techniques de déstabilisation de la CIA pour renverser un pouvoir qui ne leur convient pas !
Se servir de dissidents pour monter une fausse révolution en les finançant puis une fois que la foule manipulé est rassemblée, Snipers + médias mensonges... Et si cela ne suffit pas on appel l'OTAN avec ces bombes humanitaires...
Ce documentaire est une perle !
Viva Chavez ! Viva el Venezuela !
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L'HISTORIQUE
En 1992, dans un pays où couches populaires sont ruinées, se produit deux tentatives de coup d'État (en février et novembre), dont l'une dirigée par Hugo Chávez.
En 1998, élu président démocratiquement, Hugo Chávez, essaie, selon ses partisans, de rééquilibrer le rapport entre classes riche et pauvre.
Il met en place des programmes d'alphabétisation des classes les plus pauvres. Il met également en place un système de démocratie participative, afin de mettre à contribution la population pour trouver des solutions au niveau local, et sortir ainsi le pays de la pauvreté. Il redistribue les terres non cultivées aux paysans les plus pauvres, afin d'augmenter la culture agro-alimentaire du pays, et réduire ainsi la dette extérieure tout en diversifiant l'économie. Il tente également de nationaliser les compagnies pétrolières.
De nombreuses structures coopératives sont développées, des médias locaux associatifs naissent, et les services de nombreux médecins cubains sont échangés contre du pétrole pour améliorer rapidement le système de santé qui en a fort besoin.
Putsch d'avril 2002
Cela n'est pas du goût de l'opposition, qui tente un coup d'État le 11 avril 2002 et renverse le gouvernement pendant moins de 48 heures. Pendant ces heures, l'éphémère gouvernement abolit tous les systèmes d'élection populaire et déclenche une violente répression contre ses opposants. Ce putsch est appuyé par les médias privés du pays. Le gouvernement putschiste est aussitôt reconnu par le gouvernement des États-Unis, ainsi que par l'Union européenne, par la voix de sa présidence espagnole.
La population descend massivement dans la rue, ce qui est occulté par les médias putschistes, et le lendemain, Hugo Chávez retrouve le pouvoir.
Le gouvernement d'Hugo Chávez porte plainte, en mars 2004, auprès de l'Organisation des États américains (OEA) contre le gouvernement de Washington, pour son soutien au putsch de 2002, affirmant avoir de nombreuses preuves de sa complicité. La déclassification d'archives de Washington en 2004 n'a cependant établi aucun implication des États-Unis16.
En novembre 2004, lors de la visite officielle d'Hugo Chávez en Espagne, le nouveau gouvernement élu accuse l'ancien gouvernement espagnol, alors dirigé par José Maria Aznar, d'avoir soutenu ce coup d'État. Le 19 novembre 2004, le procureur chargé des poursuites relatives au coup d’État, Danilo Anderson, meurt à Caracas dans l'explosion de sa voiture piégée.
LE FILM
Documentaire de Kim Bartley et Donnacha O'Briain 2003. Hugo Chavez est élu président du Vénézuela en 1998, dès le premier tour, avec 57% des voix. Le 12 avril 2002, un coup d'État est organisé contre le Parlement élu et la coalition au pouvoir. Il est préparé par les cadres de la compagnie pétrolière du Venezuela, ainsi que par des dirigeants militaires, avec la complicité des propriétaires des chaînes privées de télévision et de l'ambassade des États-Unis à Caracas.
Une manifestation de l'opposition organisée et fomentée par les médias privés se dirige vers le palais présidentiel de Miraflores. Au niveau du pont "Llaguno", de mystérieux snipers postés sur les édifices alentours ouvrent le feu sur la foule, faisant 15 morts tant du coté de l'opposition que du coté des partisans de Chavez.
Dans la soirée, un groupe de militaires demande à Hugo Chávez de démissionner, mais il refuse. Cependant Chavez accepte de quitter Miraflores suite à un ultimatum du commandement militaire putchiste menaçant de faire exploser le batiment avec tout le personnel à l'intérieur. Hugo Chávez est arrêté et emmené dans un lieu secret et un nouveau gouvernement autoproclamé est mis en place.
Pedro Carmona, président de la chambre de commerce du Venezuela, en prend la tête. Il a été reçu, quelques temps auparavant, à la Maison Blanche et par le Premier ministre espagnol, José Maria Aznar. Quelques États, notamment les États-Unis et l'Espagne, reconnaissent le nouveau régime, en poussant leur ambassadeur respectif à se rendre auprès de Pedro Carmona.
Le lendemain, malgré un black out médiatique établi par les putschistes en place, a lieu une manifestation massive de la population de Caracas. La junte militaire en place y répond par une répression policière féroce faisant 60 morts et plus de 300 blessés. Malgré tout, Carmona est renversé par la puissance du mouvement populaire, et le vice-président Diosdado Cabello assume l'intérim de la présidence, jusqu'à ce qu'Hugo Chávez soit localisé, puis libéré.
Les deux réalisatrices se trouvent à l’intérieur du palais présidentiel lorsque le putch est déclenché. Leur film présente la chronologie du coup d’état et la mobilisation des millions de Vénézuéliens qui entraîna le retour au pouvoir d'Hugo Chávez 48 h avec le soutien de la garde présidentielle.
Au-delà de tous les jugements que l’on peut porter sur l’action du président Hugo Chavez, ce film à le mérite de montrer comment une opération de manipulation médiatique a pu déboucher, avec l’appui de plusieurs puissances occidentales, sur une remise en cause d’un régime issu des urnes et comment la mobilisation populaire a permis se s’y opposer. …
Cri du Peuple 1871 :
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