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Mardi 1 septembre 2009

Vigilance : risque de délocalisation

                        de Renault Douai

Communiqué de Jean-Jacques Candelier,

député PCF du Nord

 


Le 1er septembre 2009

Jean-Jacques CANDELIER,

Député PCF du Nord,

 

Le démontage d’une des trois lignes d’emboutissage à Renault Douai et son transfert au Maroc sont inacceptables !

 

J’apprends que la direction de l’usine Renault a décidé l’arrêt et le démontage de la ligne 18 d’emboutissage, qui fabrique des capots, des longerons ou des portes, qui sont autant de pièces indispensables pour les nouveaux véhicules. Depuis longtemps, je clamais haut et fort d’accorder la plus grande vigilance. J’avais malheureusement raison.

 

En plus de cela, cette presse, qui représente 30 % des capacités de production, serait délocalisée au Maroc !

 

Il s’agit d’une véritable provocation et d’un bras d’honneur fait aux pouvoirs publics et aux salariés. Les engagements du Président de la République n’auront pas tenu longtemps !

 

Rappelons que le Gouvernement a donné 3 milliards d’euros à Renault pour surmonter la crise. En contrepartie, il devait n’y avoir ni licenciements, ni délocalisations… Sauf qu’au terme de ce pillage, il ne restera plus qu’une usine d’assemblage et bientôt, il n’y aura plus d’ouvriers ni d’ingénieurs en France, Renault n’aura plus que des actionnaires à rétribuer et sera une entreprise sans usine, une coquille vide.

 

C’est bien de la pérennité et de l’autonomie du site dont il s’agit. Les vieux briscards vous le diront : « quand on veut démonter une usine, on commence par démonter les presses, car il s’agit de l’investissement le plus important ».

 

Les arguments de la direction, qui évoque un manque de sécurité ou l’obsolescence du matériel, ne tiennent pas, car pourquoi l’outil de production partirait à l’étranger dans ces conditions ? De plus, je voudrais souligner que cet outil de production fait partie de la propriété nationale. C’est la Régie Nationale des Usines Renault qui l’avait acheté après 1945. Ce transfert est donc inacceptable et injustifiable.

 

L’État actionnaire de Renault qui, de surcroît, lui a apporté son aide financière, doit prendre ses responsabilités en exigeant immédiatement le retrait de ce projet de démantèlement.

 

Des solutions existent. Pour protéger notre patrimoine productif, pour prévenir une gestion contraire aux intérêts des salariés et pour développer une logique de coopération et non de concurrence, j’ai déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi qui confère un droit de veto aux élus du personnel sur tous les choix stratégiques de gestion.

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Tag(s) : #Lutte de Classe
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