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Un  sondage montre que les Français rejettent les propositions des candidats de droite.

Libération

 

Selon notre baromètre Viavoice, «loin de générer un engouement collectif, les solutions proposées par la droite» en matière économique et sociale «suscitent un scepticisme majoritaire au sein de l’opinion»,souligne François Miquet-Marty, président de l’institut de sondages.

D’une manière générale, 61 % des Français jugent que le package de la droite risque de «diviser» le pays, 60 % pensent d’ailleurs qu’il générera des «conflits sociaux importants». Dans le même temps, seuls 39 % considèrent les remèdes de la droite «plus efficaces» que ceux de Hollande pour les maux du pays (chômage en tête), contre 78 % chez les seuls sympathisants de la droite et du centre ou 42 % chez ceux du FN.

Dans le détail, les principales propositions économiques de la droite sont majoritairement rejetées : les sondés les jugent clivantes, risquées et peu courageuses. C’est le cas de la suppression de l’ISF (69 % d’opposition), du relèvement à 65 ans de l’âge légal de départ à la retraite (64 %) mais aussi de la suppression des 35 heures avec retour aux 39 heures (48 % dont 59 % chez les ouvriers).

Quant à la suppression de 300 000 postes de fonctionnaires à l’échelle du quinquennat, préconisée mais jamais vraiment détaillée par Alain Juppé comme par Nicolas Sarkozy, 57 % des Français s’y disent opposés. Toute libérale qu’elle soit, cette droite prévoit pourtant une hausse, provisoire, des déficits publics (la faute aux baisses d’impôts pour les plus aisés), elle aussi rejetée par la majorité des Français (56 %).

Et le niet est encore plus net à propos du projet sarkozyste d’augmenter la TVA pour diminuer (encore) les cotisations patronales et salariales.

A l’inverse, seules trois mesures recueillent le soutien d’une majorité de Français : l’alignement des règles du calcul des retraites entre secteurs public et privé (73 %), le recours au référendum de salariés de manière plus systématique pour les accords d’entreprise (64 %) et la mise en place d’allocations chômage dégressives (57 %).

Tag(s) : #Politique française

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