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LP/Philippe Martinat

Paris, le 15 mars

Une vue de Wuhan, un jour de confinement...

À quoi ressemble une métropole de 11 millions d’habitants coupée du reste du monde, et dont la plupart des résidents restent cloîtrés chez eux ? Pour répondre à cette question, il faut tourner le regard vers Wuhan, dans le centre de la Chine

 

Le Président de la République s'est adressé à nouveau à la Nation pour lui faire part des mesures prises par le gouvernement pour endiguer et faire régresser le terrible épidémie dûe  au coronavirus, qui menace de summerger la France.

La première décision est d'établir un confinement des Français chez eux à partir de ce mardi 1er mars à midi. Cette mesure  conduit à des restrictions de libertés pour les familles ou plus encore par les personnes seules, cloitrées à la maison et, ainsi, coupées de toute relation sociale.

Mais les décisions prises sont nécessaires, compte-tenu d'un virus indétectable, qui sévit par contact, sans que les porteurs soient personnellement affectés, tout en le répandant autour d'eux...

Emmanuel Macron a de plus annoncé une intervention financière de L'Etat à hauteur de  300 milliards, pour compenser les graves répercussions que l'épidémie fait peser sur le budget des Français et la trésorerie des entreprises.

Et aussi, la mise au placard des réformes, telles sur les retraites ou l'assurance-chômage. Tant mieux.

Parallèlement, le gouvernement mobilise tous les corps de métier liés aux soins  - personnel sanitaire et professions médicales,  jusqu'à l'armée et à ses hôpitaux de campagne -  enfin de s'opposer efficacement à la maladie.

On ne peut qu'approuver ces décisions gouvernementales.

Pourtant une question taraude les esprits : pourquoi Macron et son équipe ne les ont pas prises bien avant,  face aux  premiers développements de l'épidémie en France, lors des pemiers cas collectifs décelés dans l'Oise, par exemple  ?

C'était le 1er mars, il y a quinze jours déjà. 

Manque de discernement du gouvernement ?

Ou raison idéologique ?

Car, enfin, que n'a-t-on pas entendu lorque la Chine a prescrit un confinement total au Hubei, la province ou s'est propagée la maladie avec pour épicentre Wuhan, avec photos à l'appui montrant les rues désertées, et la population confinée.

A ceux des Français qui s'étonnaient des propos tenus par les médias aux ordres, ceux-ci dénonçaient les décisions des autorités chinoises comme celles "d'un régime de dictature, que nos compatriotes ne supporteraient jamais". 

Et maintenant en Chine, où l'épidémie est jugulée, où la vie économique, volontairement stoppée, reprend son cours normal, chacun se dit : "Et si on avait fait comme les Chinois ?"

Nous aurions gagné deux semaines sur l'épidémie.

Jean LEVY