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Alors que la crise sanitaire et sociale continue de fragiliser le monde du travail, la journée de mobilisation pour les précaires et privés d’emploi organisée tous les ans par la CGT le 5 décembre devrait trouver un écho bien plus large cette année.

C’est en tout cas le souhait formulé ce mercredi à Martigues par l’Union locale CGT, réunie pour défendre d’abord notre service public de santé. « Nos soignants sont toujours moins nombreux or on parle encore d’un milliard d’économies sur l’hôpital public dès 2021 », rappelait ce mercredi le secrétaire de l’UL CGT Julien Granato, « nous sommes, nous, convaincus que plus de service public, c’est aussi plus de liberté à l’heure où l’on constate que la seule arme du capital reste la peur et la répression ».

Infirmière et militante CGT à l’hôpital de Martigues, Fabienne Guibaud, témoigne des alarmes lancées depuis des années par les soignants face au manque de personnel, « alors que nous réclamions des embauches, la titularisation de personnels précaires, leur choix a été de réquisitionner les étudiants en retardant leur scolarité, d’aller chercher les retraités de la santé qui deviennent à leur âge eux-mêmes des personnels à risque ! ».

À l’approche de l’hiver, Daniel Bretones, délégué CGT du complexe pétrochimique de Lavera, relayait aussi la détresse des associations d’aide aux plus démunis, débordées à Martigues comme partout ailleurs.

 

« Oui, ils sont en guerre. Contre nous »

 

 

« Si, comme l’a dit notre président nous sommes en guerre, on peut légitimement se demander contre qui. On sent plus d’attaques contre le social, nos retraites, la liberté d’expression que contre l’épidémie. Par contre, les moyens sont mis pour plus des policiers dans les rues. Des milliards continuent d’être distribués au grand patronat pour maintenir leurs dividendes. Oui ils sont en guerre. Contre nous »,estime le syndicaliste. Il donne l’exemple du groupe Total « dont on ne peut pas dire qu’il soit en difficulté et qui vient d’annoncer de nouveaux licenciements, comme chez Danone, Auchan... Les grands groupes ont continué de tourner, ce sont les petits commerçants, les saisonniers qui ont pris la crise de plein fouet. Sans oublier tout le secteur de la culture qui est toujours le premier attaqué par les puissants. »

À Marseille le mois prochain, les revendications unitaires ne manqueront donc pas. « Face à l’urgence, nous réclamons d’abord une loi interdisant les licenciements, les restructurations et les délocalisations », relayait ce mercredi Julien Granato.

Autre revendication de la CGT : l’imposition d’une contribution exceptionnelle des grandes fortunes à hauteur de 50% et la taxation de la totalité des dividendes, pour financer les investissements socialement utiles, à commencer bien sûr par notre système de santé publique.

COMME A DOUAI...

Tag(s) : #CGT Résistance

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