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Emmanuel Macron et son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, le 10 novembre 2017. CHRISTIAN HARTMANN/AFP

Emmanuel Macron et son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, le 10 novembre 2017. CHRISTIAN HARTMANN/AFP

par Jean LEVY

C'est devenu une tradition : tous les anniversaires liés à la Grande guerre, celui de l'Armistice de 1918, comme ceux des batailles, de Verdun hier, d'Alsace ce 10 novembre, sont utilisés depuis des décennies par nos gouvernements successifs, et par Emmanuel Macron aujourd'hui, pour passer le message : "les deux dernières guerres entre la France et l'Allemagne furent une horrible et malheureuse tragédie, une véritable guerre civile entre leurs deux peuples qui, aujourd'hui,  sont en paix grâce à l'Union européenne..".

Visionner la vidéo de la cérémonie de la bataille d'Alsace, où Emmanuel Macro innaugure  le premier "historial" franco-allemand en

CLIQUANT CI-DESSOUS

http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/haut-rhin/hartmannswillerkopf/direct-emmanuel-macron-inaugure-premier-historial-franco-allemand-hartmannswillerkopf-1363195.html

En effet, pour ne parler que des tués, ce furent 1.400.000 Français et 2 millions d'Allemands qui furent sacrifiés en 52 mois de guerre de 1914 à 1918.

Mais alors, selon toute logique, les responsables de ces massacres de masse, les dirigeants français et allemand de l'époque, civils et militaires,  sont des criminels qu'il faut dénoncer, au lieu de les honorer comme des héros, tels sont les Poincaré, Clemenceau  , Joffre, Foch et Pétain, d'un côté, Guillaume II, von Bethmann Hollweg,  Ludendorff, Hindenburg, encore aujourd'hui glorifiés dans leur pays respectifs... 

Pourtant, à l'époque des Français et des Allemands courageux  se sont dressés contre la guerre. Ils dénonçaient les affrontements entre intérêts capitalistes des deux côtés du Rhin, ceux des "marchands de canons" - les  Krupp, les Wendel, les Thyssen, les Schneider,  -  comme causes de la guerre à venir : Jaurès en France, Karl Liebnecht  et Rosa Luxembourg en Allemagne. Le premier a été assassiné le 30 juillet 1914, les deux autres, immédiatement emprisonnés à la déclaration de guerre, puis fusillés par des militaires le 15 janvier 1919.

Quant aux soldats qui fraternisèrent ou qui, en 1917, mirent "crosse en l'air", ils furent fusillés "pour l'exemple". Et aujourd'hui, les pouvoirs successifs ont refusé de les réhabiliter !

Refrain de la chanson de Craonne

toujours interdite durant les cérémonies officielles

Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l'plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau !

Comment dans ces conditions, croire à la sincérité des hommes politiques qui utilisent la douleur collective à fins de construction européenne ? "Pacifistes"  Macron comme Merkel, qui aujourd'hui,  non seulement font commerce des armes de destruction massive, mais qui transforment leurs soldats en vigiles,  en Afrique comme en Syrie, au profit des intérêts privés des patrons d'Areva, de Total, des Bouygues, de Bolloré...

Cette politique de camouflage des vraies responsabilités des guerres se poursuit sur d'autres terrains : Hitler est décrit comme un tueur de masse, déconnecté de l'histoire allemande, un épisode, une parenthèse, sans rapport avec la réalité de l'histoire germanique. Les liens des nazis avec le gratin de l'industrie et de la finance d'outre Rhin qui le propulsa au sommet du pouvoir en 1933, sont délibérément gommés de l'histoire telle qu'elle est officiellement enseignée dans nos écoles et universités. 

La libre  et juteuse "collaboration" du capital allemand et français avant, pendant  et après l'Occupation, les Krupp-Thyssen toujours à la manoeuvre, se poursuit aujourd'hui dans le cadre de l'Union européenne. Ce qui explique la réécriture de l'histoire par nos gouvernements successifs : qui oserait se revendiquer de l'aventure européenne si celle-ci n'était qu'une nouvelle collaboration à la Montoire ?

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Pétain aux Français le 30 octobre 1940

« C'est librement que je me suis rendu à l'invitation du Führer. Je n'ai subi, de sa part, aucun « diktat », aucune pression. Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J'en ai accepté le principe. Les modalités en seront discutées ultérieurement. »

« A tous ceux qui attendent aujourd'hui le salut de la. France, je tiens à dire que ce salut est d'abord entre nos mains. A tous ceux que de nobles scrupules tiendraient éloignés de notre pensée, je tiens à dire que le premier devoir de tout Français est d'avoir confiance. A ceux qui doutent comme, à ceux qui s'obstinent, je rappellerai qu'en se raidissant à l'excès, les plus belles attitudes de réserve et de fierté risquent de perdre de leur force. »

« Celui qui a pris en mains les destinées de la France a le devoir de créer l'atmosphère la plus favorable à la sauvegarde des intérêts du pays. C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration.

 

Aujourd'hui, il a fallu la désignation récente du prix Goncourt 2017, décerné à Eric Vuillard pour son roman  "L'ordre du jour"...

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pour rappeler les liens de l'Allemagne nationale-socialiste avec la crème du capital allemand,

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et le partage de fait du pouvoir, économique pour celui-ci, politique et policier pour Hitler et ses SS.

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Mais a-t-on vu pareil prix Goncourt aussi peu commenté dans nos médias...

Le pouvoir macronien et ses chiens de garde ne tiennent pas à ce qu' une publicité soit faite, par littérature interposée,  aux thèses qui éclairent une réalité que l'oligarchie franco-allemande veut à tout prix cacher.

La vérité sur cette collaboration permanente entre les grands patronats français et allemand, définissant la politique suivie par leurs gouvernements respectifs, si cette réalité était connue, elle ferait exploser la fable de "l'Europe pour la paix".

C'est pour cette raison, que les Macron, les Merkel nous chantent les charmes de l'amitié éternelle entre nos peuples, en fait, celle des membres de l'oligarchie franco-allemande...comme durant l'Occupation !

Tag(s) : #Histoire, #Politique française

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