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«Pensée pour nos éborgnés» : un technicien a-t-il perdu son travail après un échange avec Castaner ?© KENZO TRIBOUILLARD Source: AFP
Caricature représentant Christophe Castaner en CRS brandie par une manifestante à Rouen, le 6 avril (image d'illustration).

RT France

Un échange houleux a eu lieu entre un technicien du son en autoentreprise à Rouen et le ministre de l'Intérieur. Le travailleur, sympathisant des Gilets jaunes, aurait lancé : «Une pensée pour nos éborgnés!»

Selon les informations du collectif Rouen dans la rue, un technicien du son aurait perdu son travail après avoir échangé quelques mots avec Christophe Castaner lors de sa visite à Rouen le 9 juin. L'entreprise qui faisait appel à ses services évoque de son côté une rupture de collaboration «d'un commun accord» avec cet autoentrepreneur, et assure que le ministère n'a exercé aucune pression.

Le sympathisant des Gilets jaunes, a livré son témoignage, rapporté sur Facebook et intitulé : «Bref, j'ai perdu mon travail après avoir dit la vérité à un homme d'Etat.»

«Il y a eu la visite de Castaner dimanche [9 juin], j’ai pris mon courage à deux mains pour l’interpeller et lui parler, je lui ai dit "une pensée pour nos éborgnés". Suite à cet échange, ses RG personnels ont relevé mon identité, mes intentions et presque toute ma vie... Je me suis fait virer comme une m**** du poste que j’occupais. C’est un licenciement abusif ! Maintenant je suis fiché S, j’en suis sûr! Ce gros b***** m’a fait virer alors que je peine à gagner ma vie habituellement. Voilà, j’étais en état de stress lors de l’échange je ne me souviens pas de tous ses mots par cœur. Il m’a fait un serment à la con sur ses CRS qui en prennent plein la gueule tous les weekends etc. Bref du grand Castaner. Puis il m’a dit "et vous, vous cautionnez ces abrutis de Gilets jaunes qui s’amusent à casser du flic tous les weekends." Dommage qu’il n’y ai pas eu de caméra à ce moment-là. Bref j'ai perdu mon travail sur l’Armada après avoir osé rappeler la vérité à un homme d'Etat.»

 

«Aucune pression du ministère»

 

En réalité, il n'y a pas techniquement eu de licenciement, puisque l'homme intervenait en tant qu'autoentrepreneur et Scorpion, l'entreprise en charge de la sonorisation pendant l'Armada, le rassemblement maritime de Rouen, explique avoir mis fin à sa collaboration avec le technicien et a évoqué «une rupture d'un commun accord» auprès de Libération.

Tag(s) : #Gilets jaunes, #Répression

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