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Avant-guerre, de l'affaire Dreyfuss  jusqu'à Vichy et l'Occupation, c'est l'extrême-droite, celle qui va collaborer avec l'Occupant, celle qui tiendra le haut du pavé pétainiste,  qui utilise le mot "juif" pour désigner toute personne d'origine juive, croyante ou non. Et dans leur bouche, le "juif" représente l'ennemi à abattre, l'étranger dangereux dont il faut se méfier et qu'il faut combattre.

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De l'avant l'autre guerre à la suivante...

De l'usage du mot "juif" de l'avant-guerre à nos jours. Un exemple de révisionisme,  par Jean LEVY
De l'usage du mot "juif" de l'avant-guerre à nos jours. Un exemple de révisionisme,  par Jean LEVY
De l'usage du mot "juif" de l'avant-guerre à nos jours. Un exemple de révisionisme,  par Jean LEVY

Et il y a l'hebdomadaire Gringoire, qui tire à plus de 300.000 exemplaires, comme Je Suis Partout - et les quotidiens Le Matin, Le Petit parisien... - poursuivront leur publication sous l'Occupation

Henri Béraud est important dans l’histoire de l’antisémitisme français, pour deux raisons principales : loin d’être un antijuif ésotérique publiant sa prose dans des feuilles d’initiés diffusées à la sauvette, il est connu et estimé du vaste lectorat de Gringoire, l’hebdomadaire le plus vendu de la période ; son antisémitisme n’est donc pas aux marges mais au cœur du débat public de la fin des années 1930

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Après les paroles, les actes...

Le statut des juifs, mis en place dès octobre 1940 par le Maréchal, est l'expression légale de l'antisémitisme d'Etat décrété par les nouvelles autorités. 

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dont Auschwitz en constitue le point d'orgue

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Donc, en ce temps-là, les "Juifs" comme ils disaient étaient considérés comme des étrangers nuisibles qu'il fallait exterminer.

Chacun connaît le sinistre bilan

Mais dans  les années 30, l'intelligensia, pas seulement à gauche, n'employait pas le mot juif. On pouvait lire dans les journaux de grand tirage concernant les personnes de confession juive, le vocable "israélite"  pour les représenter. Quant aux autres, non pratiquants et libres penseurs, aucun adjectif ne s'ajoutait à leur nom.

Ils étaient français, un point c'est tout.   

Seuls donc, les antisémites usaient du qualificatif. 

Tout a changé lors des dernières décennies.  

Dans les médias, on peut lire "les agressions contre les juifs se multiplient..." "Une vieille dame juive victime" ..."La communauté juive de Marseille...", " Encore un juif français pris pour cible...".  

Mais ces journalistes n'utilisent pas ce procédé pour des Français d'origine italienne ou polonaise : qui peut lire ou entendre, évoquant un citoyen d'origine étrangère l'expression  "un Italien français".

On croit rêver :  le terme "juif" est entré dans le langage commun -  et il est employé comme substantif et non plus comme adjectif -  pour désigner aussi bien un citoyen de confession juive qu'une personne athée. Comme si le terme juif n'exprimait plus une religion, mais une citoyenneté étrangère.  D'où la confusion entretenue entre ce que les journalistes en question nomment "une communauté" à part, dans laquelle ils mêlent les adeptes d'une religion et les non-croyants, y compris simplement d'ascendance juive fort lointaine.

En ce qui me concerne, le grand père de mon grand père est né en 1789, en ce qui va devenir le département de Haute-Marne et, comme mes parents, je suis athé. Je ne me considère donc pas comme juif, mais simplement français. D'être catalogué " juif" contre mon gré me choque. Comme si on m'imposait une étoile... 

Mais pourquoi cette volonté d'étiquetage de la part des médias ?

Leur campagne est évidemment politique. Leurs patrons , de même que le pouvoir macronien, sont stratégiquement liès à l'état d'Israël, place forte de l'impérialisme. Le gouvernement de Tel Aviv semble considérer que les citoyens français d'origine ou de confession juive constituent la diaspora de l'Etat juif et cela  sans demander aux interessés leur avis.

Pour les dirigeants hébreux et, en France, pour ceux du CRIF,  les "juifs", au-delà de leur appartenance nationale, constituent un seul peuple, et leur patrie protectrice serait Israël.

De fait, le sionnisme, car c'est de ça qu'il s'agit, est devenue la thèse officielle en France. Et qui la conteste, est catalogué "antisémite"

Cette thèse est d'ailleurs contestée par nombre d'intellectuels israéliens, qui considèrent que s'estimer juif relève du seul fait religieux et que les populations qui, de par le monde, s'en réclament ont pour ascendents des convertis à la religion juive.

C'est donc notre droit de citoyen français de refuser la double nationalité.

Mais ce refus et l'opinion critique portée à l'égard de l'Etat d'Israêl, de sa politique raciste vis-à-vis de sa population arabe, de la confiscation des terres de celle-ci,  conduisent, y compris par nombre d'Israéliens d'origine juive, à porter un jugement sévère à l'égard de l'Etat hébreu. 

Ce que les dirigeants de celui-ci et leurs obligés français qualifient d'antisémitisme !

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Idéologie

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