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G5 Sahel: soutien du Conseil de sécurité mais pas de mandat sous chapitre 7  : Lignes de défense

La zone des richesses économiques...et des confrontations armées

Au Sahel, ces derniers jours, cinq soldats français de plus sont morts.
Pour quoi ? Pour qui ?

Défendent-ils la patrie et ses frontières là-bas dans le désert ?

A ce jours, plus de 50 militaires appartenant à des régiments basés sur notre sol laissé leur jeune vie hors de France. Et dix fois plus de soldats maliens sont tombés à leurs côtés. 

Le grand écrivain français Anatole France écrivait il y a un siècle :

"On croit mourir pour la patrie,on meurt pour des "industriels !"

En est-il autrement aujoud'hui sur ces terres d'Afrique ?

Engagées depuis janvier 2013 au Mali par François Hollande pour "protéger les populations du terrorisme islamiste", leur mission, confirmée par Emmanuel Macron, a-t-elle répondu à cette attente ?

Il n'en est rien : les populations sont de plus en plus victimes d'exaactions sanglantes  et le terrain de chasse des bandes djihadistes s'est étendu aux territoires du Niger et du Burkina Faso.

Alors pourquoi persévérer dans une tâche impossible ?

Y aurait-il de la part de nos gouvernants d'autres motifs de poursuivre une guerre sans issue, désavouée par une population malienne de plus en plus hostile à une présence militaire française,  perçue comme une occupation étrangère. Les manifestations populaires massives à Bamako de cet été, et les mots d'ordre entendus  ne laisent guère de doute sur le sentiment de très nombreux Maliens à l'égard de la France. Le coup militaire de juillet dernier , qu a remplacé le gouvernement corrompu, ne traduit pas la volonté de changer les choses à Bamako.

Alors, répétons-le, pourqoi s'obstiner du côté français à prétendre avec cinq mille hommes rétablir la paix dans un territoire grand comme l'Europe ?

D'autres motivations  justifiraient-elles le maintien de la force Barkhane en terre aficaine .

Un regard sur le sous-sol du Sahel et ses richesses minières et métallurgiques, de connaître qui sont ses propriètaires, permettent en effet d'avoir un autre regard sur les raisons de la présence militaire française au Sahel.

C'est pourquoi "Ca n'empêche pas Nicolas" en fait ci-dessous l'inventaire.

Et de poser la question :

"Les régiments français ne seraient-ils pas engagés au Sahel en temps que 'milices privées' de protection au service d'intérêts économiques eux-mêmes privés ?

LES RICHESSE AU MALI

N'APPARTIENNENT PAS AUX MALIENS

 

Des enjeux stratégiques plutôt qu'économiques à l'intervention | Les Echos

La Tribune Afrique (@LTAfrique) | TwitterJournal économique et financier

Étendue sur une superficie de plus de 1,2 million de kilomètres carrés avec plus de 19,5 millions d'habitants et un PIB de près de 17,2 milliards de dollars en 2018, le Mali dispose d'un sous-sol riche.

Il est le troisième producteur d'or du continent après l'Afrique du Sud et le Ghana, avec 65,1 tonnes produites en 2019, laquelle devrait connaitre un recul cette année en raison de la crise, prévoit le secteur.

Mine d'or de Morila, au Sud du Mali.

Mine d'or de Morila, au Sud du Mali. (Crédits : Flickr)

Plus de 350 sites miniers artisanaux et plusieurs groupes étrangers dont les britanniques Hummingbird Resources, Randgold Resources et Cora Gold, le sud-africain AngloGold Ashanti, les canadiens B2Gold et IamGold, l'australien Resolute Mining ou encore la multinationale Endeavour Mining mènent l'exploitation.

Ce secteur qui représente environ 70% des exportations maliennes, est la première source de revenus extérieurs du pays.

Le Mali est également connu pour son coton (deuxième pourvoyeur de revenus extérieurs dont il est le premier producteur d'Afrique), son fer, sa bauxite, son charbon, son gaz ..., mais aussi sa riziculture qui serait parmi les plus dynamiques de la région, mais qui doit faire face aux importations asiatiques.

Bref, si le secteur minier représente environ 11% du PIB, l'agriculture compte pour près de 19%. Les services, globalement restés le maillon faible de la chaîne, montaient progressivement ces dernières années grâce à l'intérêt manifeste de certains opérateurs financiers et opérateurs touristiques pour cette destination de l'Ouest africain.

 

ET AU NIGER ...

Économie du Niger — Wikipédia

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Le Niger, victime de sa richesse

 le 19 juin 2017

Troisième exportateur d'uranium au monde, le Niger est pourtant l'un des pays les plus pauvres du globe. Malgré ses richesses minières, le nord du pays est régulièrement touché par des crises alimentaires et une dégradation de son environnement. Secoué par la rébellion touareg, le pays négocie au prix fort l'exploitation de l'uranium avec les firmes étrangères, dont Areva.

174éme pays le plus pauvre du monde sur 177, le Niger n'arrive pas à se développer malgré l'éclaircie dans son ciel apportée par la vente d'uranium. Découvert et exploité depuis près de 40 ans, le précieux minerai a pourtant tout du diamant rare. Situé dans la région d'Agadez au nord-ouest du pays, une zone désertique et peu cultivable, il aurait pu la transformer et doper son économie.

Un rêve oublié pour les populations du Nord qui estiment ne pas avoir bénéficié de la croissance fulgurante du budget de l'Etat (passé de 15 milliards de francs CFA en 1975 à 72 milliards en 1980).

"La répartition des richesses ne s'est pas faite", explique Issouf ag Maha, maire de Tchirozerine, à 45 km d'Agadez et membre du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). "Le gouvernement est le premier coupable dans cette affaire, les entreprises sont venues faire du business et ont agi dans leur intérêt".

Les concessions s'étendent sur près de 90 000 kilomètres carrés, et ont fait les belles années de nombreuses sociétés minières.
la situation s'est manifestement dégradée. L'élevage et les activités traditionnelles des populations, telles que l'exploitation du sel, seraient devenues impossibles. Dans les fermes, le bruit fait fuir le bétail. Faute d'eau, utilisée pour nettoyer l'uranium, l'agriculture locale est compromise.
 
La diminution des ressources pétrolières a relancé les cours de l'uranium, ces dernières années. Avec elle, de nouveaux exploitants se sont installés, là où le français Areva détenait le monopole. Fin 2006, la China National Uranium Corporation a reçu un permis d'exploitation du gisement d'Azelik, dans la région d'Agadez. Canadiens, Australiens, Sud-africains, Indiens et Britanniques ont suivi. "La multiplication des permis est notre plus grosse inquiétude", explique Issouf ag Maha.​​​​​​​

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​​​​​​​Et au Burkina Faso

Burkina Faso : Une production record de 1,17 Millions d'onces d'or en 2014  | Burkina-emine

Secteur minier burkinabè :
4 870 milliards de francs CFA de recettes d’exportation en quatre ans
 

Le secteur minier burkinabè est en pleine expansion. D’une production annuelle de deux tonnes jusqu’en 1990, la quantité de l’or qui sort du sous-sol burkinabè a été évalué à 50, 3 tonnes en 2019. Les recettes directes au budget de l’Etat sont évaluées à 943,9 milliards de francs CFA durant les quatre dernières années, période de la mise en œuvre du Plan de développement économique et social (PNDES). Les recettes d’exportation ont atteint 4 870 milliards de francs CFA. Les chiffres ont été communiqués ce vendredi 4 septembre 2020 par le Ministre des mines et des carrières, Oumarou Idani, lors du lancement du Mois de la redevabilité du secteur minier. Durant ce mois, il est prévu des rencontres avec les acteurs du secteur et des visites de terrain à l’Ouest du Burkina Faso.

Le secteur des mines se porte bien au Burkina Faso. C’est peu de le dire. Au cours de l’atelier qui a servi de cadre de lancement du Mois de la redevabilité dans le secteur des mines, Oumarou Idani a livré quelques chiffres clés sur l’apport des minerais dans l’économie du Pays des Hommes intègres.

L’or et le zinc en pleine expansion…

En trois décennies d’exploitation, la quantité de l’or extrait a été multipliée à près de 26 fois. D’abord, secteur d’appoint et de recours pendant les périodes difficiles, avec une production annuelle de deux tonnes, l’or extrait a atteint une quantité inimaginable avec 50,3 tonnes en 2019.

Cependant, au cours de cette année, jusqu’au 30 juin 2020, le Burkina avait produit 26, 5 tonnes. Une production qui s’explique par la situation sécuritaire que vit le Burkina Faso. En quatre ans, 2016-2020, la production s’élève à plus de 214,3 tonnes.

Tag(s) : #Guerre au Sahel, #Allemagne
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