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Résultat de recherche d'images pour "Macron à la télé pour la Saint-Sylvestre Images"

Ainsi, comme promis pour la Saint-Sylvestre, nous avons eu droit, pour la troisième année de suite,  au shaw télévisé du président de la République.

Disons-le tout de suite, ce qui est surprenant c'est l'image qu'il donne de son personnage : un masque inexpressif,  comme une figure de cire, qui nous fixe sans l'ombre de la moindre vibration de ses muscles faciaux.

On pourrait se croire au Musée Grévin. 

Est-ce l'effet d'un regard tendu à l'extrême vers le prompteur par peur d'un dérapage ? Ou s'est-il fabriqué une attitude de distance avec le commun, qu'il juge présidentielle ?

De toute façon, c'est raté : le téléspectateur ressent comme un malaise, qui ne que nuire à l'attention des paroles prononcées.

Au fait, qu'a-t-il dit ?

Au milieu d'une sauce de platitude, d'images convenues, de formules attendues, Emmanuel Macron ose, pour justifier sa politique, se référer au Conseil National de la  Résistance !  Lui, un banquier, dont les confrères de l'époque, "n'étaient pas nombreux à Londres", pour reprendre une remarque railleuse du général de Gaulle à la Libération.

Et que dire de cette référence - le CNR - quand on sait que le programme de cette instance insurrectionnelle, réalisé en partie seulement dans les deux ans qui suivirent la victoire sur l'Allemagne, fut pour le patronat français le chiffon rouge, qui devait être "détricoté" au plus vite,  selon le numéro 2 du Medef, Denis Kessler

(Lire "Ca n'empêche pas Nicolas"  du 8 novermbre 2017)

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2017/11/le-medef-avec-denis-kessle-r-disait-deja-hier-le-programme-du-gouvernement-est-clair-il-s-agit-de-defaire-methodiquement-et-de-detri
 

Emmanuel Macron, le président propulsé à l'Elysée par l'oligarchie,  prétend donc se référer  aux conquêtes sociales du CNR, alors qu'il entreprend de liquider systématiquement toutes les avancées acquises à la Libération : la sécurité sociale, les nationalisations, les services publics, et bien sûr, le système de retraite par répartition.

Ces propos relèvent de la plus basse des démagogies, celle qui juge la qualité de l'homme qui y a recours. 

Quant au reste de l'intervention présidentielle, il faut noter l'absence de référence à la plus longue des grèves que la France ait jamais connue, un mouvement social qui fait suite à celui des gilets jaunes et qui dresse les citoyens contre le pouvoir confisqué par les gens de la finances et de l'industrie. 

Emmanuel Macron apparaît donc comme le pantin de ceux-ci, un président-robot à leur service, chargé d'imposer à la France et à son peuple la feuille de route écrite par le monde de l'argent. 

Dans ces conditions, la vision que Macron donne de son personnage correspond au rôle qui est le sien : il conduit le pays comme ces jouets automates anciens qu'une clef placée dans leur dos remonte,  mais dont la trajectoire conduit d'un pas égal vers l'obstacle qui les fait tomber.



 

Tag(s) : #Macron

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