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Bolloré veut vendre ses activités en Afrique

 

Le groupe étudie la cession de sa branche logistique en Afrique, l’un de ses métiers historiques, fruit des premières acquisitions de Vincent Bolloré

 La banque d’affaires Morgan Stanley a été chargée de sonder l’intérêt des acquéreurs potentiels, notamment les grands noms du transport maritime

 La reconnaissance, en février 2021, de faits de corruption au Togo, pour des prestations d’Havas à la présidence, a compliqué l’activité sur le continent

 La question de sa sortie des affaires africaines se pose d’autant plus que ses activités dans la communication et les médias, avec Vivendi, prospèrent

 Le magnat fait le tri dans ses actifs, à l’approche du mois de février 2022, date à laquelle il a promis de quitter les affaires

BOLLORE  vend ses sociétés en Afrique : la boutique Françafrique va-t-elle baisser son rideau ?  par Jean LEVY
Ce vendredi 15 octobre, le journal Le Monde nous apprend que le groupe diversifié Bolloré a chargé la banque d'affaires Morgan Stanley d'étudier la cession de son activité historique de logistique en Afrique. Bolloré Africa Logistics a permis à l'homme d'affaires de faire fortune grâce à son activité portuaire et ferroviaire sur le continent.
 
L'EMPIRE AFRICAIN DE BOLLORÉ

Les clés de la stratégie africaine du groupe Bolloré | INFO AFRIQUE  économie et numérique

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TV5MONDE

Que ce soit dans le secteur ferroviaire ou portuaire, Bolloré Africa Logistics est une entité qui compte en Afrique : 

  • Plus de 20 000 collaborateurs.
  • Un chiffre d'affaire de 2,1 milliards d'euros enregistré en 2020.
  • Près de 250 agences réparties dans 46 pays. Une filiale qui serait valorisée entre 2 et 3 milliards d’euros.

Le groupe opère dans trois concessions ferroviaires en Afrique : Sitarail (Côte d'Ivoire, Burkina Faso) qui relie Abidjan à Ouagadougou, Camrail (Cameroun) et Benirail (Bénin). Vincent Bolloré a profité de la vague des privatisations imposées en Afrique par les programmes d’ajustement structurel de la Banque mondiale et du FMI dans les années 1990 pour rafler la mise.

 

Ça n'empêche pas Nicolas                    Ça n'empêche pas Nicolas

Ce départ d'Afrique de Vincent Bolloré corrobore les propos d'Emmanuel Macron, prononcés ces jours derniers, concernant la présence au Mali :  la France «n’a pas vocation à rester»...
 

Certes, ces paroles reflètent la situation militaire au Sahel, où la situation se détériore jour après jour, les éléments djihadistes s'implantant tant au sud Mali qu'au Burkina Fasso et au Niger. D'autre part, la population malienne manifeste son impatience face à la présence prolongée des militaires français qui occupent le pays, sa région nord en particulier. En outre, les Maliens appuient leurs officiers, qui se sont installés au pouvoir en août dernier, et qui ne sont pas les marionnettes de la France coloniale.

D'autre part, les autorité françaises s'inquiètent de l'influence russe dans les ex-territoires africains, qui constituaient l'empire colonial, influence qui ne semble pas déplaire aux Maliens.

Dans ces conditions, où l'avenir français est incertain, les intérêts du Big buisiness, qui domine toujours l'espace francophone de l'Afrique de l'Ouest, poussent les décideurs français à prendre le large en cédant à temps leurs entreprises dans d'autres secteurs rentables en métropole...

Ne serait-ce pas le cas du financier breton, cherchant à placer ses billes dans l'audiovisuel, dont il détient déjà un large secteur en France ?

Toute cette agitation et le repli annoncé de Vincent Bolloré d'Afrique, c'est la françafrique qui ferme boutique... Les choses changent, les rapports de force s'inversent.

Le temps du casque colonial est révolu.

Mais pas celui de la finance en France....

Jean LEVY

   Logo du journal Sud Ouest - Mouvement Européen : Mouvement Européen                          

 

BOLLORE EN FRANCE

Télévision, cinéma, presse, édition, musique, jeux vidéo, et désormais la radio avec Europe 1… Vincent Bolloré ne cesse d’étendre son empire, via son groupe Vivendi, sans hésiter à modeler selon ses vues leurs lignes éditoriales

L’homme d’affaires breton, qui a diversifié au fil des décennies son groupe familial, spécialisé à l’origine dans la papeterie, réussit un coup de maître en 2014 en accédant à la présidence du conseil de surveillance du groupe Vivendi et du même coup de sa filiale Canal+, deux ans après être devenu son premier actionnaire en lui cédant ses chaînes de la TNT D8 et D17 (devenues C8 et CStar).

Une prise de contrôle suivie d’une mise au pas brutale des antennes avec une valse des cadres dirigeants, la fin du « Zapping » et des « Guignols », et la transformation, à l’issue d’une grève historique, de la chaîne d’info iTELE en CNews, qui prend un virage à droite et ouvre un boulevard à l’essayiste Éric Zemmour en 2019.

De nombreuses voix d’Europe 1 sont débarquées ou annoncent leur départ (dont Matthieu Belliard, Pascale Clark, Anne Roumanoff, Patrick Cohen, Bertrand Chameroy…), tandis que des figures de CNews s’apprêtent à rejoindre l’antenne. Et Louis de Raguenel, transfuge de « Valeurs Actuelles » dont le recrutement à Europe 1 avait suscité un tollé à la rentrée 2020, est nommé à la tête du service politique.

Le groupe de Vincent Bolloré a bouclé en mai l’acquisition du premier éditeur de magazines en France, Prisma Media, auprès du groupe allemand Bertelsmann. Le milliardaire fait ainsi tomber dans son escarcelle de nombreux magazines comme Télé-Loisirs, Voici, Femme Actuelle, Capital ou Gala.

En début d’année, Vivendi a également pris une participation dans le groupe espagnol Prisa, qui contrôle le quotidien « El Pais » et est aussi actionnaire du « Monde ». Et Vivendi a aussi poussé ses pions dans la presse écrite via Lagardère, qui détient « Paris Match » et « Le Journal du dimanche ».

Poids lourd de l’édition, il détient, via Editis, Nathan, Robert Laffont ou Plon. En outre, Lagardère possède le numéro un français du secteur, Hachette Livre, dont l’ancien PDG Arnaud Nourry, qui craignait un démantèlement ou un rapprochement au profit d’Editis, a été remercié en mars.

Cinéma et jeu vidéo

Vincent Bolloré est également présent dans de nombreux autres domaines liés au divertissement et aux médias comme le cinéma via StudioCanal (groupe Canal+), internet avec le site Dailymotion, la publicité avec Havas, les jeux vidéos pour mobiles avec Gameloft, les spectacles (L’Olympia…).

Universal Music Group (UMG), qui a financé ces dernières années les acquisitions dans les médias de Vivendi, doit bientôt quitter le périmètre de l’entreprise (qui distribuera ses parts à ses actionnaires dont le groupe Bolloré) et faire son entrée à la Bourse d’Amsterdam.

Tag(s) : #Finance Afrique - France
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