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A PROPOS D'UN TEXTE IGNOBLE DE MICHEL ONFRAY

CONTRE GUY MOCQUET

 

le commentaire

de l'historienne Annie Lacroix-Riz

 

Chers amis,

 

Plusieurs correspondants de la liste de diffusion m’ont signalé, ces derniers jours, le texte publié contre Guy Mocquet par Michel Onfray, pour s’en indigner et me demander de réagir. Le texte de ce philosophe, qui s’est, après Freud, trouvé une nouvelle cible, est si ignominieux que j’ai d'abord pensé  devoir m'abstenir, comme ma  collègue sociologue et camarade Danielle Bleitrach (« Mon premier réflexe a été de ne pas m’en préoccuper, a écrit celle-ci. Périodiquement il surgit quelque libelle de ce type»).

 

Mais Danielle a finalement adressé une brève et excellente réplique, affichée sur le site du PRCF (http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/).

 

Initiative communiste, mensuel du PRCF, y consacrera également un article dans son prochain numéro.

 

Il se trouve que, en 2007, j’ai répondu à une campagne de ce genre, lancée à l'occasion de la publication, à l’automne 2006, de l’ouvrage de Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier ("Juin 40, la négociation secrète. Les communistes français et les autorités allemandes" ), totalement dépourvu de fondement archivistique, qui a bénéficié de l’éloge dithyrambique de la grande presse (Le Monde inclus) et qui constitue l’une des références de M. Onfray.

Vous trouverez l’article correspondant, qui figure sur mon site depuis 2007, et auquel j’ai apporté récemment un complément fourni par des consultations d’archives.

Répondant à MM. Besse et Pennetier, ce texte répond du même coup à M. Onfray, notamment sur l’assimilation entre nazis et communistes du 23 août 1939 au 22 juin 1941 et sur le nombre des fusillés sous l'Occupation.

 

Mon ouvrage De Munich à Vichy, publié en 2008, a étudié le mouvement ouvrier qui n’avait été qu’à peine abordé dans Le choix de la défaite. Les nombreuses archives intérieures consultées à cet effet complètent les arguments présentés dans l’article, et ont en particulier nourri le chapitre 6, intitulé « La guerre intérieure : “Les communistes mis à la raison” », p. 176-217.

Sur les aspects extérieurs de ce dossier, qui excluent formellement la thèse de l’alliance germano-soviétique, l’article joint à ce courrier peut être complété par la lecture des deux ouvrages cités : Le choix de la défaite étudie la question sur l’ensemble des années 1930 ; De Munich à Vichy montre de façon plus détaillée que l’après-Munich ne changea rien de fondamental à la politique soviétique de préparation militaire à l’assaut allemand jugé inévitable.

 

Comme vous vous procurerez aisément le libelle de M. Onfray (chronique mensuelle de Michel Onfray | N° 78 – Novembre 2011), je juge, comme le jeune militant qui a affiché la réponse de Danielle Bleitrach sur le site du PRCF, préférable de ne pas en afficher le texte sur ma liste de diffusion (le responsable du site, qui souhaitait que celui-ci demeurât « propre », s’est contenté d’un lien).

 

 

Amicalement,

 

Annie Lacroix-Riz

 

 

 

Tag(s) : #Histoire