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PRCF : Soutien à la lutte des chauffeurs VTC contre Uber

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Il y a quelque temps, Macron, Kosziusko-Morizet et quelques autres pseudo-économistes « modernistes » présentaientl’«ubérisation » de la société comme une « nouvelle frontière de la liberté et de la prospérité ». On allait voir ce qu’on allait voir : par la seule vertu des technologies « numériques », plus de classes sociales, plus de salariat, plus de lutte des classes, tout le monde « entrepreneur » !

Cinglant démenti de la réalité sociale : au lieu d’affronter stérilement les artisans-taxis (c’est-à-dire d’autres travailleurs) comme l’auraient voulu les idéologues néolibéraux, les chauffeurs VTC de Paris font grève, barrent les routes, se syndiquent et engagent un bras de fer typiquement prolétarien avec leur patron capitaliste, la transnationale Uber. Bien entendu, le PRCF soutient sans réverse ces travailleurs en lutte pour leur dignité et pour la survie de leur famille. Plusieurs remarques à ce sujet :

1- Tout d’abord, dénonçons l’escroquerie intellectuelle qui présente « LE numérique » (c’est-à-dire, non pas un rapport social entre classes sociales mais une force productive émergente) comme l’essence de l’ubérisation. Mais en l’occurrence, si le rapport de classes change de forme, il ne change pas de contenu : il s’agit plus grossièrement que jamais d’exploitation capitaliste. En effet, c’est la plate-forme de connexion, sans laquelle les prétendus « patrons » VTC ne peuvent pas travailler, qui fixe arbitrairement les rémunérations, qui ramasse d’énormes profits sur le travail fait et qui décide, en dehors de tout Code du travail, en échappant aux versements des cotisations sociales, d’embaucher et de licencier de facto et sans aucune justification légale. Or ce moyen de production stratégique qu’est la plate-forme Uber appartient à des capitalistes… et non pas aux travailleurs eux-mêmes, et encore moins à un Etat populaire au service des travailleurs (socialisme). En réalité, la destruction actuelle des garanties statutaires des salariés (Loi travail dans le privé, casse des statuts publics, montée générale de la précarité…) ne fait nullement disparaître l’antagonisme des classes, bien au contraire. Rappelons en effet la définition que Marx donnait du prolétaire : « celui qui est délié de tout, sauf du besoin ». L’ubérisation du chauffeur de taxi et de tant d’autres ex-salariés (au sens juridique du mot), camionneurs, paysans et artisans, est un processus de prolétarisation, nullement un processus d’embourgeoisement. A l’inverse, certains PDG de sociétés capitalistes sont, statutairement parlant, des « salariés », mais il ne s’agit que d’une fiction juridique… et fiscale !

2- A l’abri de l’Union européenne (cette « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » aux termes du Traité de Maastricht), les plates-formes capitalistes de connexion se rient de la loi française et, d’une manière générale, de la souveraineté des Etats

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http://www.communcommune.com/2016/12/soutien-a-la-lutte-des-chauffeurs-vtc-contre-uber-prcf.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Tag(s) : #Lutte de classes

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