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Retraites :

division et rideau de fumée

 

Depuis le lancement de la prétendue réforme de la retraite par répartition nous n’avons cessé de dire qu’il s’agissait de réduire le coût du travail afin de permettre aux capitalistes installés en France d’être moins chers, plus compétitifs (1) comme ils le disent dans le cadre de la concurrence mondiale. Remarquons que le même discours est tenu partout dans le monde pour assurer un maximum de profit.

 

Dans notre pays, la répartition des tâches est établie : le patronat se charge de la baisse directe des salaires et son pouvoir politique  « s’occupe » du salaire socialisé (sécurité sociale, retraite, allocations).

 

 

Les grandes manoeuvres.

 

La « gauche », les syndicats crient à l’injustice de la réforme en mettant en avant certains aspects de celle-ci qui vont toucher les femmes, les carrières longues, la pénibilité au travail.

 

Certes ! Mais ils gomment ainsi la première injustice qui serait le recul du départ en retraite à 62 ans (67 pour toucher sa retraite à taux plein sans tenir compte de la durée de cotisation) et l’allongement de la durée de cotisation pour tous.

 

 

Le gouvernement s’engouffre dans la brèche en laissant croire qu’il serait prêt à poursuivre la « négociation » sur les questions soulevées par « l’opposition » et les « partenaires sociaux ». Par cette manœuvre, il vise avant tout à diviser les salariés et mettre un rideau de fumée sur le recul que constitue son projet.

 

 

L’exemple de la pénibilité en est une bonne illustration. Devant la Commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale, Eric Woerth a été clair. Pas question de créer de nouveaux régimes spéciaux. Cela se fera au cas par cas suivant un avis médical. Il exclut comme travaux pénibles le travail de nuit, l’exposition aux produits chimiques, le port de charges lourdes.

Au total seuls 10.000 salariés seraient concernés chaque année.

C’est le miroir aux alouettes.

 

Le but est de réduire le montant et la durée de la pension.

 

 

Et face à cette réduction des pensions patronat et pouvoir ont leurs solutions. Ouvrir les portes des retraites par capitalisation, à ceux qui en ont bien sûr la possibilité financière.

 

 

Après les assureurs, c’est l’Association française des professionnels de l’épargne retraite qui est sur les rangs et fait ses propositions. Il s’agit de drainer vers les sociétés capitalistes l’argent des salariés. Sans surprise le gouvernement est très favorable à cette idée.

 

C’est dans l’action que nous les ferons reculer et imposerons nos exigences.

Ils craignent cette action.

Ainsi le journal « les Echos » (20 juillet 2010) écrit :

"la vie parlementaire a ses règles et ses usages. Si péril il y a, il vient moins de l’Hémicycle que de la rue, de cette manifestation du 7 septembre…"

 

Ce journal propriété du multimilliardaire Bernard Arnault a raison.

C’est l’action, celle du 7 et toutes celles qui doivent suivre qui feront reculer pouvoir politique et patronat.

 

Pour une retraite à 60 ans, trente-sept années et demie de cotisations, 55 ans pour les travaux pénibles. L’argent existe pour cela. Allons le chercher où il est, chez les capitalistes.    

 

 

(1) Notons que l’Agence Française pour les Investissements Internationaux publie le classement des pays « attractifs ».

Dans ce classement, la France est le 3ème pays le plus attractif après les USA et la Chine. Le salarié français a une productivité horaire des meilleures au monde et elle progresse à un rythme supérieur à celui de la zone euro.

On est loin des discours des Sarkozy et autres Parisot.

 

 

source : « site communistes »

Tag(s) : #Social
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