Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

 


Sur trois pleines pages, Le Monde, des 30 et 31 août,  à l’occasion du décès du sénateur Ted Kennedy, célèbre « Les Kennedy », « Une histoire américaine », précise le quotidien.

Notice chronologique du défunt, qualifié » de « lion du Sénat », album illustré des photos de famille, l’arbre généalogique de celle-ci, portraits des « héritiers », article louangeur « d’une grande voix du progressisme aux Etats-Unis », « Edward Kennedy, chantre de la Nouvelle Gauche américaine », rien ne manque pour célébrer le frère du Président assassiné, véritable figure de référence pour la classe politique française.

Depuis l’élection de Barack Obama, les médias de notre pays, ne manquent jamais une occasion de céder au culte de  « l’Américamania », et de son nouveau chef, le « Big Boss » de l’Occident.  

On se mettrait à pleurer la perte d’un être cher, si l’on ne prenait pas en compte « la part d’ombre » du clan, mis en lumière – si l’on peut dire – par Marc Dugain, l’auteur d’un livre au titre évocateur : « La malédiction d’Edgar ».

Ainsi, évoquant les membres de la « famille Kennedy », on peut lire :

 

«Ces gens sont des libéraux au sens américain, c’est-à-dire de centre gauche, mais ils sont assis sur une fortune colossale bâtie par le patriarche Joseph Kennedy sur la prévarication et les affaires douteuses menées notamment avec la Mafia. Joe Senior a fait beaucoup d’argent au temps de la prohibition, dans les années 1920. Il était un antisémite forcené, qui fut pronazi quand  il était ambassadeur à Londres en 1938. Il reprochait aux producteurs juifs d’énerver les Allemands ».


Certes, mais peut-on juger le fils sur le portrait de son père ?

Dugain poursuit donc le tableau avec la progéniture :

« Quand à son fils, John Kennedy, on a aujourd’hui la certitude que la Mafia a contribué à son élection présidentielle, et probablement, commandité son assassinat à Dallas »

Et d’ajouter :

« Robert, le frère cadet de John, qui était son ministre de la Justice, n’a curieusement pas essayé de faire la lumière sur l’affaire  ».

 

Curieux gens du « centre gauche », du « milieu », ferait mieux l’affaire. En fait, une comparaison de la « famille » avec le film de Francis Ford Coppola, « Le Parrain » serait plus proche de la vérité.

 

Ce doute n’avait sans doute pas effleuré la « gauche » européenne *, quand celle-ci, en 1980, se retrouva à Washington,  venus pour voir « la personne qu’ils souhaitaient surtout rencontrer, le sénateur Kennedy ».

 

*  « M.M. Brandt, Gonzalès, Loop den Uyl, Mitterrand, Palme et Rocard »

 

 

Publicité
Tag(s) : #Contre l'impérialisme
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :